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mardi, 15 octobre 2013

Ménage à deux...

 Hier après-midi, Heure-Bleue et moi sommes allés faire le ménage dans notre ex-ghetto.
Nous sommes partis en retard, comme d’habitude.
Comme d’habitude j’étais prêt à l’heure.
Je me suis donc, toujours comme d’habitude, posé la question de savoir ce que pouvait donner un rendez-vous entre retardataires compulsifs, chacun comptant sur le retard de l’autre pour éviter d’allonger le pas...
Nous nous sommes arrêtés Porte de Champerret pour déjeuner d’un « p’tit wrap » et d’une « petite frite », le tout généreusement arrosé d’une demi bouteille d’eau minérale.
Nous sommes ensuite passés au café à côté pour un express et un déca. Les dissensions ont commencé.
J’ai vu sortir quelques jeunes femmes du métro. Dont une avec un manteau très court, des bottes à mi-mollet et les jambes simplement vêtues d’un collant. J’en frissonne encore. De froid. J’ai eu le tort de dire à Heure-Bleue « pas mal les jambes de la fille ».
Elle a regardé et m’a asséné
- Mon pauvre minou ! Elle a des jambes horribles ! Tu baisses ! Tu regardes vraiment n’importe quel boudin, maintenant ! 
Ça ne m’a pas chagriné sur le coup car Heure-Bleue est myope comme une taupe et ne porte jamais de lunettes.
J'ai insisté:
- Tu exagères.
- Non, non, elle est vulgaire, je te dis !
- Mais comment tu peux dire ça ? Tu l'as à peine vue !
- Elle est vulgaire !
- Mais tu ne l'as vue que de dos !
- Elle est vulgaire de dos, voilà !
Que voulez-vous que je dise ?
Elle avait déjà, d'une autre, grasse comme un filet de vinaigre, trouvé le moyen de
dire « elle a une âme de grosse ! » alors...
Nous sommes montés dans le métro d’où ma moitié, claustrophobe par à-coup, est sortie comme un diable sur ressort à Saint Lazare. Nous avons continué en bus.
Une fois rassérénée, Heure-Bleue a repris la discussion sur ma supposée perte de tout sens esthétique en matière de femmes, tentant même un nouveau concept matrimonial : La jalousie par anticipation.
Au bout de quelques stations, j’ai sorti quelques bêtises qui au moins l'ont fait rire.
L'ambiance semblant un peu plus détendue, j'ai lâché d’un air presque sérieux
- Tu sais, Heure-Bleue, je vais chercher une autre femme...
- Ah bon ? Et tu vois ça comment, Minou ?
- Eh bien, je la verrais bien rousse...
- Mmmm...
- Yeux clairs...
- Mmmm...
- Peau claire...
- Mmmm... Tu en as déjà une...
- Jeune...
- Mmpppffff !!!
- Mais gérontophile et aveugle, quand même !
- Et sourde, surtout sourde, Minou ! Surtout sourde ! Ça lui fera le plus grand bien !
- Pfff... Tu ne m’aimes plus !
- Mais si, mais si...
- Ah ? Tu ne me jettes pas, alors ?
- Non.
- Ah bon, tu me soulages...
- Je suis trop petite pour faire les carreaux...

lundi, 14 octobre 2013

Le goût du pain...

Hier midi je suis allé chercher le pain.
Je suis passé dans deux boulangeries.
Celle qui est quasiment en bas de la maison faisait des choses qui ne me plaisaient pas trop, des gâteaux, pleins de crème les gâteaux, et du pain pas cuit.
Cher et pas cuit, le pain.
1,20 €uro pour une baguette aussi pâle que ma moitié quand elle regarde le prix du sac à main qui lui plaît vraiment -un machin qui coûte un œil- me paraissait exagéré.
La boulangère semblait aussi gracieuse qu’une contractuelle.
Je suis donc sorti en disant « Excusez-moi, j’ai oublié quelque chose. », en garçon bien élevé et je suis allé voir l’autre boulangerie, celle qui est près de la gare.
Là, l’accueil est agréable et les baguettes prévues pour tous les goûts. De pas cuites à très cuites, il suffit de demander.
J’ai eu la baguette que j’ai demandée, un sourire et un mot gentil de la boulangère.
Accorte, la boulangère. Une blonde, un peu comme l’autre, celle que je mettais en boîte un vendredi saint, mais moins « fausse évaporée », oui, celle-là, cette blonde aux yeux bleus «genre  quinqua qui veut faire quadra mais a du mal » assez gentille.

Je suis revenu avec ma baguette à la maison.
Heure-Bleue m’a dit « Elle est bien ta baguette ! Où l’as-tu achetée ? »
Je le lui ai dit.
Elle a dit « C’est là que j’ai acheté une baguette la dernière fois ! Elle n’était pas bonne ! »
Elle a ajouté
- Pfff... Ah ! C’est bien encore une qui préfère les mecs !
Je me suis bien gardé de dire que son attirance pour les femmes ne m’avait pas frappé...
Elle a continué :
- Et t’es bien son genre ! C’est une claire, je le sais ! C’est pas bien, elle est bien comme les autres !
- On peut y aller ensemble, comme ça tu auras du bon pain quand tu iras seule.
Puis j’ai réfléchi cinq secondes. Si, si, ne riez pas lectrices chéries, je fais ça parfois. Pas assez souvent certes, mais quand même.
Et de cette courte période de réflexion est sortie cette sentence avisée :
- Ça dépend... Si on y va tous les deux, après on peut se retrouver soit toujours avec du bon pain soit toujours avec du mauvais pain tous les deux, qu’on y aille seul ou ensemble...
La vie de confectionneur de sandwiches est parfois bien compliquée...

dimanche, 13 octobre 2013

Ya pas qu'en Savoie, en Lorraine aussi il y a une fondue.

Franchement, Nadine, tu fais peine...
Bon, Bedos aurait dit « Nadine, deux qui la tiennent, trois qui la p... » j’aurais compris ta vindicte.
Mais là ! Enfin Nadine ! Il t’a traitée de « conne », ce n’est pas gentil certes, mais tu aurais pu, pour l’occasion tenter de lui prouver le contraire.
En ne relevant pas, par exemple, tu montrais à tous que tu étais intelligente.
Tandis que là, tu t’enfonces ! Que dis-je, il te traite de « conne » et tu viens, en piaillant de la sorte, apporter la preuve qu'il n'a pas forcément tort.
Admettons, Guy Bedos a eu tort, il faut savoir faire preuve de tact, le mensonge par omission a prouvé maintes fois son utilité.
Voyons, Guy ! C'est vrai quoi ! A ton âge, tu devrais savoir, et depuis longtemps, que toute vérité n’est pas bonne à dire !
De plus, Nadine chérie, tu vas nous contraindre à fermer les théâtres. Si toi et tes pareils persistez à traîner en justice tous les humoristes qui disent des choses qui ne vous plaisent pas, on ne va pas rire tous les jours.
Compte tenus du nombre impressionnant de bévues que vous commettez dans l’exercice de vos fonctions, il ne nous sera guère possible de nous amuser qu’en allant nous asseoir sur les bancs des tribunaux.
Sans parler des lapsus savoureux –pas tous aussi savoureux, au plein sens du terme, que celui commis par notre Rachida nationale-  que vous nous servez régulièrement, qui risquent bien de conduire devant les juges les journalistes qui auront l’audace de les rapporter.
Ce n’est d’ailleurs pas idiot comme approche. Le public ne paie pas, les acteurs eux, du moins le perdant, paie.
Ne serait-ce qu’au titre de l’article 700 du NCPC qui condamne aux dépens le malchanceux qui vient de perdre une manche.
Ça peut même conduire le justiciable désargenté à faire la manche.
 
Oui, les effets de manche sont parfois dispendieux...

Test, juste pour voir si j'ai raison ...

C'est un test pour vérifier si ce que je pense est vrai ou si ce n'est qu'un de ces déjantages dont je suis coutumier du côté de mes connexions.
Neuronales, celles-ci...

Auchan, Carrefour, SFR, Orange et autres objets courants de recherche.

samedi, 12 octobre 2013

Je t’apporterai des Orange...

Ben voui, lectrices chéries, me voici de retour parmi vous.
Ciel ! Mais comment a-t-il fait ? Se sont exclamées certaines d’entre vous.
Mais avant de vous conter par le menu comment cette connexion fut si vite rétablie, je dois régler un détail avec un de mes très rares lecteurs chéris.
Donc toi, Jeanmi, lecteur chéri, cesse de râler !
Maintenant que tu me connais et que le mariage pour tous est enfin passé dans la loi, apprends pourquoi chez moi il n’y en a, comme tu dis « que pour les gonzesses ».
J’ajouterai aussi qu’il ne s’agit pas de « « vaginocratie » mais de tout autre chose.
Bon, je te l’avoue Jeanmi, rien qu’à toi.
Voilà : Je suis lesbien d’orientation sexuelle.
Je ne peux être réellement attiré que par les femmes tu le sais. Ce qui me permet de contester l'appellation incontrôlée de "vaginocratie"
C'est
inadapté, en réalité il s'agit plus de...
Mais bon, ta première petite camarade t’en a sûrement bien plus appris sur le sujet que ta maman...

Pour en revenir à cette connexion promptement ressuscitée, ce fut simple.

La méthode fut certes discutable mais efficace : Le chantage, c’est pas beau, c’est même interdit par la loi, mais du moment que ça marche, hein...
Quand Heure-Bleue fut sur le point de craquer, prête à ouvrir le tiroir qui abritait le couteau à rosbif pour rétablir le calme sur cette petite place « calme et arborée », j’ai appelé mon agrumesque fournisseur pour l’aviser que mes pénates n’allaient plus se trouver au bout des mêmes fils qu’avant.
Agrumesque fournisseur qui m’a refroidi tout de go en m’annonçant « il vous faut prévoir entre quinze jours et un mois pour une connexion à votre nouvelle adresse. »
- Comment ça, un mois ?!
- Oui Monsieur, il faut nous prévenir quinze jours avant la date de votre déménagement, puis, à cette date, il vous faudra prendre un rendez-vous avec le technicien pour le branchement de votre ligne et le délai peut atteindre quinze jours.
- Vous ne pouvez pas faire en sorte que ça aille aussi vite que la suspension de ma ligne quand je n’ai pas réglé la facture ? Genre deux jours ?
- Ah mais non monsieur ! Ce n’est pas le même service, vous comprenez...
- Si j’ai bien suivi, vous avez un service rapide et efficace pour couper les connexions quand on ne paie pas et un service lent et maladroit pour établir les connexions quand on paie...
- Mais pas du tout Monsieur ! C’est seulement que...
- Bon, ben tant pis...
- Alors c’est d’accord. Nous procéderons à la...
- Non, non, je disais, bon ben tant pis, je vais chez Free ou n’importe quel autre, celui qui ne me laissera pas sans connexion plus de quelques jours.
- Ecoutez monsieur, je vais voir ce qu’on peut faire, rappelez-moi d’ici un quart d’heure.
- Vous avez une ligne directe ?
- Non mais vous demandez Madame L.
- D’accord Madame, à tout à l’heure.
Le quart d’heure a passé, meublé de Ricoré à faire et de cartons à remplir puis j’ai rappelé Madame L.
Ce qui ne fut pas une mince affaire que l’obtenir mais ce fut fait.
- Ah Monsieur S. Voilà : Normalement, comme vous habitez un immeuble tout récent entièrement câblé, nous n’avons pas besoin de faire passer un technicien, il me faut seulement le numéro administratif de l’appartement.
Je l’avais ! J’en avais eu besoin pour EDF et GDF, deux autres bandits avides de nos sous.
Je le lui ai donné et elle m’a dit avec, dans la voix, le sourire de celle qui vient d’échapper à l’engueulade pour cause de fuite d’un client :
- Mardi 8 octobre votre ligne sera interrompue à Paris et Vendredi 11 octobre, elle sera rétablie à votre nouveau domicile, je vous le promets, on peut le faire « logiciellement ». L’avancement des travaux vous sera communiqué régulièrement pas SMS sur votre portable.
Portable qui est celui d’Heure-Bleue...
Evidemment, la ligne fut interrompue le 7 octobre au soir...
Mais rétablie le 9 octobre dans notre nouveau chez nous, dixerunt les SMS.
Voilà pourquoi mon absence, quoique douloureuse fut si brève.