dimanche, 21 novembre 2010
Les garçons bouchés…
Tout s’arrange...
Nous avions un « chauffage capricieux ».
Nous avons désormais un « chauffage écossais », comme la douche...
Ca s’appelle du tact, en fait c’était un chauffage approximatif.
Il ne nous donnait pas satisfaction, intellectuellement s’entend. Il y avait un décalage d’une dizaine de degrés entre le thermostat et le thermomètre.
Heure-Bleue était heureuse.
En regardant le thermostat elle avait l’impression qu’il faisait frais tandis qu’en regardant le thermomètre j’étais heureux en me disant qu’il faisait bon…
J’eus le malheur d’appeler le service d’entretien pour leur signaler qu’une dizaine de degrés entre le thermostat et le thermomètre était meilleur pour le confort que pour la note de gaz.
Nous eûmes alors droit à la sixième visite de chauffagiste.
Le précédent était un garçon-boucher, taciturne, peu aimable et un tantinet borné.
C’est celui qui donna du « ma p’tite dame » à Heure-bleue, un coup à se faire émasculer avec une corde à piano.
Le dernier technicien est plus consciencieux mais peu au fait de la technique et assez ombrageux.
Il n’a pas non plus l’air très éveillé, la suite le va montrer tout à l’heure…
Tout s’est gâté quand ce technicien à changé le fameux thermostat.
Ce fut là qu’advint la catastrophe.
Il retoucha la température de l’eau de la douche. Depuis nous prenons des douches à peine tièdes.
Il « régla » la température de l’eau du chauffage. Depuis le chauffage met des heures à atteindre la température adéquate, celle indiquée.
La température moyenne du thermostat est bien celle affichée par le thermomètre.
Mais la température moyenne seulement.
Quand l’autre thermostat souffrait d’un décalage, celui-ci souffre d’une autre maladie.
En langage savant –en fait en jargon d’ingénieur-, on appelle ça « hypertrophie de l’hystérésis ».
Quand l’écart est jugé suffisant par ce foutu thermostat, la température met des heures à changer.
Avec l’ancien thermostat, la température était stable dans une zone de moins d’un degré.
Le nouveau thermostat, lui, une fois réglé à 19°C arrête le chauffage quand la température atteint près de 21°C mais ne redémarre que quand elle descend vers 17°C.
Nous ne paierons pas un maravédis de moins sur notre note de gaz.
En revanche, nous serons tout l’hiver ballotés entre moiteur et frissons…
22:27 | Commentaires (8)
lundi, 08 novembre 2010
O.Wilde avait raison.
Qui écrivait « le cynique connaît le prix de chaque chose et la valeur d’aucune ».
Il devait prévoir M6 hier soir pour l’écrire.
Je viens en effett de voir un type sur la 6.
Ce paysan est allé en Ukraine pour échapper à l’absence de terres disponibles, de travail et du coup, à la misère.
En soi, c’est louable.
Seulement voilà, arrivé en Ukraine pour faire de la culture, il récupère un kolkhoze abandonné et ce type commence à se plaindre de tout : des délais, de l’administration, de la banque par où il doit passer pour acheter un tournevis, de ses employés qui bossent mal (vu ce qu’il les paie pour « ne pas se singulariser des employeurs de la région », ce n’est pas étonnant…), etc.
Là où je sors de mes gonds, c’est quand ce type, qui finalement doit sa vie à la famille qui lui a prêté les sous pour s’établir, commence à porter des jugements malvenus, et pour tout dire aussi stupides que cyniques, sur les gens du coin qui l’a adopté.
J’ai eu l’impression d’entendre la campagne présidentielle de 2007 bégayer pendant sa visite au marché local.
D’abord « bling-bling » il commence par « Ici, on a cent fois le niveau de vie des gens qui vendent leurs produits sur le marché ».
Il poursuit son étude ethnologique par « ici, les gens qui vendent, sont des gens au chômage ou retraités, c’est beaucoup moins cher que chez nous » (en France).
Emporté par un élan sociologique particulièrement humaniste , il persiste « C’est normal, ici il n’y a pas de RMI, d’ASSEDIC, du coup les gens n’ont pas une mentalité d’assisté ».
Quand on sait que ce type à tapé sa famille et ses amis pour aller exploiter un paquet d’hectares et quelques Ukrainiens et qu’il crache aussi bien sur le pays qui l’a accueilli que sur celui qui l’a vu naître, soigné, éduqué et nourri, je suis effrayé par la direction que prend notre monde.
Déjà qu’hier en ouvrant mon navigateur j’ai lu que les insectes avaient fait économiser « 47 milliards de $ en préservation de l’environnement, pollinisation et traitement des déchets aux USA », inutile de vous dire qu’avec l’émission de ce soir, je suis effondré quand je vois qu’on a transformé une civilisation marchande en société mercantile, où l’on a remplacé l’émulation par la compétition et le souci de l’autre par un individualisme forcené.
Est-on encore capable de qualifier quoi que ce soit, au lieu de ne faire que quantifier, et uniquement en termes monétaires ?
Bref, est-on encore capable de compter autre chose que du pognon ?
De prêter attention à la valeur des choses plutôt qu’à leur prix ?
10:56 | Commentaires (9)
vendredi, 05 novembre 2010
C'est quoi cette bête ?
22:43 | Commentaires (14)
lundi, 01 novembre 2010
Au bord d'elle je vais méditer...
Je parle de la vieillesse bien sûr, et pourquoi ?
Eh bien, hier soir, j’écoutais d'un oreille distraite la télévision en vous lisant, persuadé qu'il s'agissait d'une émission comique.
Enfin c’est ce que j’ai cru jusqu’à ce que j’entende Heure-Bleue me dire « Eh ! Minou écoute ça, c’est pathétique ! ».
Et là, je suis tombé de ma chaise ! J’ai vu et entendu Leny Escudero esquinter irrémédiablement « Ballade à Sylvie », une romance qui avait ravi mon cœur d’adolescent. Du coup, j’ai jeté un regard sur l’écran noir de mes nuits blanches et j’ai été effrayé par l’idole de mes treize ans.
Quand je constate ce qu’est devenu celui qui me comprenait si bien quand il chantonnait « Pour une amourette » je comprends Henri de Montherlant…
Mais il y a pire !
Accroché par le nul qui animait l’émission, j’ai eu envie d’acheter un youpala pour Alain Barrière.
Mais le sommet à été atteint par Michèle Torr lorsqu'elle tenta de nous faire croire qu’on lui a pris ses dix-sept ans il y a six ans…
Comme si on ne savait pas que Christophe lui avait fait un gamin il y a quarante et quelques années.
Je me demande si je ne vais pas éteindre la télé avant qu’on ait droit à un ballet de Claudettes soufflées et que je ne me suicide à l’idée d’avoir fredonné des trucs pareils.
En plus, toutes et tous chantent faux que c’en est une véritable calamité, un truc à faire comprendre les forcenés du jeunisme.
Même Fabienne Thibault y est allée de son expiration. D’aucuns ont dit « Elle a bien vieilli », ils ont dû vouloir dire « trop »…
On devrait forcer Eric Woerth –même à lui il est impossible de le faire de bon gré…- à regarder cette émission.
Là, au moins, il comprendrait que repousser l’âge de la retraite est une ineptie sans nom.
Non seulement c’est injuste pour toutes les raisons exposées lors des manifestations mais surtout pour ceux qui achètent les billets de leur concert.
22:45 | Commentaires (17)
mardi, 26 octobre 2010
Tant qu’il y aura des gnomes.
J’adore la propension à se tirer une balle dans le pied des « élites françaises ».
A propos des grèves du raffinage, un patron du monde de la logistique vient ainsi d’affirmer dans mon poste « qu’on se rendait compte qu’on pouvait restructurer toute la filière du raffinage français vu que les pétroliers européens faisaient les yeux doux à la France depuis qu’on avait depuis quelques jours importé les deux tiers de notre consommation journalière et qu’il n’y avait pas de pénurie avec huit raffineries sur douze à l’arrêt ».
J’attends avec impatience le prochain brillant cerveau qui nous expliquera doctement « qu’avec les transports actuels et le faible coût de la main d’œuvre dans les pays du tiers-monde, la France « peut tourner normalement » sans Français ».
C'est vrai ça, on peut acheter de la viande, des céréales et des légumes ailleurs et pour « moins cher ».
On le fait déjà pour la plupart des biens de consommation, c’est d’ailleurs pour cela qu’on traîne des millions de chômeurs…
Avec toutefois un détail : à qui va-t-on vendre tous ces merveilleux produits d’importation ?
Parce que, même « pas cher », « pas cher » c’est trop cher quand on n’a pas un sou.
C’est le genre de raisonnement qui conduit un pays à être (mal) nourri par l’aide internationale, comme Haïti, une poignée de nantis accaparant toute la richesse et maintenant un calme relatif avec des tontons macoutes.
Les autres pays étant finalement heureux de s’en tirer à si bon compte. Pensez donc, donner quelques centaines de milliards d’€uros pour nourrir des Français qui les concurrençaient en gagnant près de deux mille milliards d’€uros, c’est une affaire…
Ce sont les banquiers qui vont être contents.
Ils vont pouvoir continuer à emprunter à la BCE de l’argent à moins de 1% d’intérêt et le placer sur les marchés internationaux pour en tirer 12% de profit entièrement protégés par le bouclier fiscal et la « comptabilité créative » concoctée par des fiscalistes de haut vol (!).
C'est bien plus rentable que le risquer dans des PME qui risquent le dépôt de bilan à chaque commande d'une boîte du CAC40...
Bon, pour ce qui est d’acheter une baguette en sortant du bureau, le trader sera un peu embêté, mais comme on dit quand on cause économiste « faut c’qu’y faut »…
On nous dit à longueur de discours d’économiste et de porte parole de la majorité que « le Français coûte cher » ( traduire : ces salauds veulent être payés pour le travail qu’ils font).
Ces gens là se rendent-ils compte qu'ils nous font passer d'une civilisation marchande à une société mercantile ?
Je trouve quant à moi, que la rapacité de ces gens là me coûte de plus en plus cher…
09:40 | Commentaires (5)

