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dimanche, 19 décembre 2010

A bout d'habits...

Il neige jour et nuit.

Et je ne sais plus quoi mettre.
Rien qu'à regarder par la fenêtre, j'ai froid...

jardin d'été.JPG

Il y a six mois, notre jardin était bordélique.
Mais plaisait à tout le monde.
Même au chat...

 

jardin d'hiver.JPG

Aujourd'hui il y a quelques nuances.

Heure-Bleue le trouve beau.
Je le trouve surtout froid.

Balagan le déteste...

Et je ne sais plus quoi mettre.
Rien qu'à regarder par la fenêtre, j'ai froid...

vendredi, 17 décembre 2010

La réalité dépasse l’affliction.

On vit une époque formidable.
Il y a quelque temps, on s’élevait contre l’injustice, les atteintes aux droits de l’Homme.
Lire « Homme » en tant qu’espèce, pas comme représentant mâle de l’espèce comme voudraient le faire croire des féministes qui souffrent plus de manque de culture que de discrimination… (Il faut savoir se faire de nouveaux ennemis quand on connaît les autres depuis trop longtemps…)
Aujourd’hui, nous tentons d’exporter la « démocratie ».
Ça commence mal… On semble avoir quelques difficultés à retrouver le stock.
On nous a joué la comédie de la « transparence », on allait voir ce qu’on allait voir.
L’homme à la carte du monde sur le front faisait petit joueur avec sa « glasnost ».
On l’a d’ailleurs raillé sur son rôle de vedette dans une publicité pour pizza.
Vil commerçant, en quelque sorte que ce faux parangon de vertu.
Tandis que nous… Aaahhh nous… Occidentaux, c’est quand même autre chose !
Bon, on ne parlera pas de Wikileaks, mauvais exemple…
Qu'est-ce que c'est que ce faux informateur qui ose répéter tout le mal que nous pensons les uns des autres, surtout de nos amis ?
Pascal devait être un précurseur de Mr Assange (« trou du cul d'ange», tu parles d'un nom...), qui avait dit  « Si tous les hommes savaient ce que disent les uns des autres, il n'y aurait pas quatre amis dans le monde ».

Soyons plutôt sérieux !
Vous avez vu un peu ?  Ce qu’on leur a mis aux Chinois ? La leçon ?

Impressionnant ! Le coup de la chaise vide à Stockholm ! Ca c’est quelque chose, non mais !
Bon, on l’a pas fait trop fort parce que des LCD 125 cm à ce prix là, faut pas déconner non plus…
Heureusement, on a enfin trouvé ce qu’il fallait pour rendre hommage à « nos valeurs ».
Nous avons enfin trouvé un héros qui porte haut l’étendard de notre raison d’être.

Time Magazine à trouvé un homme à la hauteur des ambitions du monde libre et l’a baptisé « Homme de l’année ».
 Le fondateur de Facebook, Mr Zuckerberg a été choisi comme le plus digne représentant de l’année de notre espèce.
Quel exemple formateur pour la jeunesse à la dérive de nos « quartiers sensibles ».
Caillera des 4000, au lieu de viser gagne-petit à négocier du chichon au gramme, visez grand !
Laissez tomber le look loubard, rasez- vous de près, gardez vos Nike mais laissez tomber le treillis, pour le jean.
Vendez de « l’amitié » à un tarif préférentiel à ceux qui le croient.
Et puis, arrangez-vous pour que l’inscription soit suffisamment opaque pour que personne ne prenne garde à tout ce que qui est dévoilé et qui devrait rester confidentiel.
Rendez la résiliation encore plus opaque et difficultueuse.
Cela fait, vendez allègrement la vie privée de ces crédules à des entreprises de marketing.
Quand on est persuadé qu'on peut se faire un million d'amis en moins d'un mois, on est mûr pour se faire arnaquer, non ?

Là, vous deviendrez riche et célèbre.
Il ne vous restera plus qu’à avoir pris garde à protéger la vôtre, de vie privée.

Vous aurez alors de bonnes chances de devenir à votre tour « Homme de l’année »…

samedi, 11 décembre 2010

Tout a un coût ! Tout à un coût ?

Cet aphorisme incomplet, d’un économiste dont j’ai oublié le nom, est comme souvent, interprété dans le sens de celui qui s’en sert.

Le père de « tout a un coût » mettait l’accent dans son bouquin, sur le problème du choix, donnant quelques exemples pour l’éclairer : Je vais voir un ami, cela va avoir un coût pour ma santé car j’aurais pu aller marcher en montagne ou pour mon portefeuille car j’aurais pu profiter d’une remise dans un magasin.
Bref, qu’il faut toujours choisir entre le beurre et l’argent du beurre.

Le propos est entendu de façon différente par nos malades, non de l’économie mais des économies.
Leur propension à ne penser qu’en termes d’enrichissement ou de dépense les conduit à des aberrations qui prêteraient à rire si l’idée de la séparation entre enrichissement et dépense n’était pour eux, d’abord et avant tout une séparation sociale.

Pourquoi ce démarrage un poil sérieux ?
Enfin, plus alambiqué que sérieux…
Eh bien pas seulement parce que j'ai du goût pour les circonlocutions agaçantes.

Mais surtout parce que j’ai entendu hier une nouvelle qui m’a estourbi à l’heure de préparer le repas.
Obsédés qu’elles sont par l’idée que le vulgum pecus puisse obtenir quelque chose sans mettre la main à un porte-monnaie généralement vide, nozélites se sont avisées que les compétitions cyclistes « coûtaient ».
Et qu’il était donc urgent qu’elles rapportassent.
Et pourquoi ça ?
Tout bêtement parce qu’une course cycliste nécessite, pour assurer autant la sécurité que le cinéma adéquat  auprès du public, des gendarmes.
De beaux gendarmes, avec de jolis casques blancs et de belles motos qui font baver les aficionados du casse-gueule à deux roues.
Et qu’ont-ils de si dispendieux ces chevaliers de la chaussette à clous ?
Eh ! Ils sont facturés 2,50 € par heure et par gendarme !
Ce n’est pas que je sois un passionné du sport en général et de la bicyclette en particulier. Grands dieux, non ! Néanmoins…
Nos malades de la facture à tout propos –sauf pour les cigares de certains et les voyages en avion d’autres…- se sont d’un coup avisés qu’il y avait là « gisement de rentrée fiscale ».
Du coup, ils ont décidé de multiplier par cinq – et on expliquera après que l’inflation est quasi nulle- le tarif de représentation de la maréchaussée et de facturer désormais 12,50 € par heure et par gendarme, la représentation maréchaussière…
Et si on arrête d’organiser des compétitions ? Le gendarme devra-t-il prélever sur sa solde le manque à gagner ?
Ne ricanez pas et regardez de plus près vos notes d’impôts !
Vous y constaterez un détail qui vous avait échappé jusqu’aujourd’hui.
La petite ligne qui alourdit la facture, celle qui dit « frais de gestion et de collecte de l’impôt ».
Eh oui, on vous réclame de l’argent que non seulement vous n’avez peut-être pas et que de toute façon vous n’avez pas envie de donner.
Mais en plus vous payez pour qu’on vous le réclame et que sa gestion soit confiée en dernier ressort à une bande d’incapables qui ne sont là que pour protéger ceux qui sont assez puissants pour échapper ce qu’on vous réclame…
Remplaçons illico « Liberté Egalité Fraternité » par « Liberté Inégalité Cupidité ».
Ca fera un peu cynique.
Mais tellement plus vrai...

mercredi, 01 décembre 2010

Cantona va, tout va…

Ah la la…
Cet Eric Cantona est bien un footballeur.

Faut avoir une cervelle de footballeur -ou un culot de banquier- pour nous proposer de travailler pour rien.
Surtout pour nous exhorter à faire un travail qui est déjà fait depuis longtemps !
Et par d’autres !
Vider nos comptes !
Quelle idée aussi de nous demander d’aller à la banque pour y retirer notre argent.

D’une part, l’essentiel de la population a déjà vu son compte vidé par des gens plutôt chargés de faire en sorte qu’il grossisse.
D’autre part, ceux qui ont vraiment de l’argent dessus, généralement l’argent qui vient des comptes de l’autre partie, n’ont aucune envie de voir chavirer un système qui leur est si profitable.

Un troisième point est à considérer, n’allez pas croire que ceux qui gagnent plus à nous faire travailler plus vont se laisser dépouiller si facilement du fruit du labeur des autres !
Si les banques se trouvent en difficulté grâce à notre révolutionnaire Eric, je sens venir un « bis repetita » d’une farce de mauvais goût jouée en 2008… Après avoir joué avec nos sous et les avoir perdus, le contribuable avait déjà été sollicité pour boucher le trou.
Devinez qui va être invité à casquer -et de force, s'il vous plaît- pour arranger les choses ?
J’ai, depuis l'aventure, l’impression de m’être fait gravement avoir car une information manque toujours : Qui a gagné tous ces sous perdus par les banques ?
Si ce n’est d’autres banques ? Hmmm ?

Enfin, quelqu’un nous demande de faire quelque chose, avec de bonnes chances de voir un résultat. C’est déjà ça.
Son appel a été traduit dans vingt-huit langues d’Europe.
Il a apparemment séduit vingt-trois mille personnes sur un célèbre réseau « social ».

Si je peux me permettre une petite suggestion,  monsieur Cantona, tu ne pourrais pas ajouter une phrase à ton appel ?
Une petite chose qui m’arrangerait bien.
Demander aux titulaires d’un compte comme le mien, de laisser les banques se dépatouiller avec les découverts…

Pour une fois que c’est le contribuable qui laisserait une ardoise aux banques et non l’inverse, c’est ça qui aurait de la gueule, non ?

dimanche, 28 novembre 2010

My name is Minou…

James Minou.

 But then I would have to kill you  mais j’aimerais parfois avoir le droit de distribuer des baffes.
Surtout à ceux qui font profession d’aider les plus démunis mais sont doués pour jouer les moralisateurs à bon compte  connaissent peu la condition du mal loti…
Avant-hier, je suis allé chercher quelques saletés à grignoter biscuits apéritifs, car j’avais imprudemment chaleureusement invité nos voisins d’en face à prendre l’apéritif à la maison.
Dans un supermarché pas très achalandé car c’est la  fin du mois, je suis donc allé chercher mes amuse-gueule et quelques boissons.
J’ai aussi pensé à acheter un sac de bois pour frimer avec leur faire une flambée dans notre cheminée, celle que nos voisins n’ont pas, immeuble moderne oblige.
A l’entrée du supermarché, une dame me tend un sac.
Fort civil, je la remercie. Elle me fait remarquer que ce n’est pas un cadeau pour y ranger mes courses mais qu’elle est bénévole et chargée de récolter de la nourriture non périssable pour les pauvres qui n’ont rien à manger.
Donc, à mes achats, j’ajoute quelques victuailles pour que de pauvres gens qui vont mourir de froid ne le fassent pas en plus le ventre vide.
Je me fais néanmoins la réflexion qu’il est gênant, si ce n’est scandaleux, d’envoyer de petites gens de bonne volonté faire la manche pour épargner à l’état le versement de subventions qui, du coup, serviront à payer un avion de luxe à notre prédsident et  permettre aux mieux lotis d’échapper à l’impôt qui finance ces subventions à réduire notre dette.

Hier, Heure-Bleue et moi retournons dans ce temple de la bouffe pour le réassortiment du réfrigérateur.
Une autre dame nous tend le même sac.
Nous refaisons le plein de notre panier et celui du sac.
A la sortie, une dame d’âge plus que mûr nous remercie et nous engageons la conversation –c’est ça les vieux, ça cause à tout le monde…- et Heure-Bleue remarque qu’il lui paraît pas très futé d’envoyer des bénévoles faire la manche quand les contributeurs sont à sec.
Votre serviteur, jamais en reste d’une méchanceté, ajoute quant à lui que « on voit bien que ceux qui prennent la décision de lancer l’affaire ne savent pas ce qu’est une fin de mois, sinon ils la lanceraient entre le premier et le cinq ».
Bref,  ceux qui sont à la tête des plus grandes associations d’entraide prennent des décisions dont le moins qu’on puisse dire est qu’elles tiennent compte de ce qu’ils vivent mais pas de ce que vivent leurs contributeurs et leurs obligés...