Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

mercredi, 16 février 2011

Télé à chats…

Au hasard de mes pérégrinations, je tombe parfois sur des réactions qui, si je les comprends sur le coup, me laissent tout de même pensif et me poussent à y réfléchir à deux fois.

Ce n'est pas la première fois que je lis des réactions outrées au « libertinage » dans la publicité nuitamment diffusée.
Ce qui me frappe c'est qu'une majorité semble considérer comme allant de soi que les gamins se complaisent à regarder des gens s'entretuer à coup de gourdin, de flingue, s'achever à coups de pied dans la figure et autres méthodes raffinées d'égorger son prochain sans pour autant tenter d’y mettre le holà.

Mais ce qui me frappe encore plus, c’est que la même majorité soit affolée, voire absolument scandalisée, à l’idée que ces chérubins puissent apercevoir  l’aréole d’un sein, entrevoir le haut d’une cuisse ou le sommet d’une paire de fesses.

Je crains fort que, sous la pression du « tu gagneras plus », les exhortations « tu ne tueras point » et « aimez-vous les uns les autres » ne soient devenus « tuez-vous les uns les autres » et « tu n’aimeras point ».

On peut –et on doit- ergoter sur le côté peu délicat de l’approche et la place faite à la femme qui souvent ne peut vaquer à son gré que dans le couloir qui mène de la cuisine à la chambre à coucher.
Mais je constate que ce que n’importe quel être humain normalement constitué pratique régulièrement dans l’huis clos de sa chambre  semble relever du secret d’Etat.
L’idée même d’effleurer le sujet –on n’en est pas (encore) à la description clinique de l’acte de chair, n’exagérons pas- semble toujours soulever beaucoup plus d’indignation que les séances d’étripage généralisé offertes gracieusement aux yeux chastes – chastes mon œil !- de nos chers petits.

Je vais bientôt en venir à penser, pour paraphraser Jacques Brel, que
«  Chez ces gens là, monsieur, on ne baise pas, on tue »...

lundi, 07 février 2011

Le crépuscule des vieux.

Je ne sais plus exactement à quoi nous rêvassions hier soir, Heure-Bleue et moi pendant le dîner.
Il était vaguement question de souvenirs et, de souvenirs en attendrissements, nous en vînmes à parler de jean’s.
Pourquoi ?
Mystère…

Je me souvins d’un coup qu’elle et moi portions, à l’orée des années soixante-dix, des jean’s Newman, en velours milleraies.
Je lui en parlais aussitôt.
Nous nous rappelâmes, un rien bêtasses, le sien. Elle était si mince qu’elle portait un ceinturon monstrueux pour le faire tenir.
En fait j’ai surtout souvenir que derrière la boucle il y avait une épingle à nourrice pour lui éviter d’avoir le pantalon sur les chaussures en pleine rue…
Elle m’a rappelé le mien, un 36 qui ne me serrait pas.
Je lui ai rappelé le sien, un 34 qui tenait grâce à la fameuse épingle.

J’ajoutai, un rien pensif « on ne pourrait plus mettre ces jean’s Newman aujourd’hui. »

Et là, Heure-Bleue m’a fait tomber de ma chaise en assénant cette sentence grandiose « Ben, c’est normal, c’est plus la mode… ».

Qui a prétendu qu’on vieillissait ?

mercredi, 26 janvier 2011

Des cafés acquis, des cafés innés…

Mon bistrot a enfin recouvré son animation.
Pour le plus grand bien de son tiroir caisse et de ma chronique épisodique.

Ce matin, l’avorton abonné au coquard et au calva est arrivé tout guilleret.
Oui, celui qui avait passé une nuit au CHU après «avoir mis une patate » à son camarade, qui l’avait apparemment mal pris.
Il chantonnait car la Française des Jeux lui avait rendu un peu de l’argent qu’il lui donne libéralement.
« J’ai gagné ! J’ai gagné ! Ouais ! cinq cents €uros ! Nananèèèreee » sur un air des lampions un peu trop vacillant tout de même.
Ca sentait l'arrosage généreux du gain...
Ça se serait misérablement arrêté là si, à la recherche d’une chronique pour vous, mes lectrices et lecteurs chéris, je n’avais lancé la discussion « Et ça rembourse ce que vous jouez ? »
Et lui de répondre « Ben… », puis d’ajouter, pas très assuré tout de même « Euh en gros oui… ».
Un autre de lancer  « Eh ho ! Tu joues tous les jours ! »
La claque « Ouais ! Tu joues combien, là ? ».
« Ben, euh… à peu près quatre €uros… »
Et là, l’information en forme de sanction est tombée de la bouche du patron « Ho ! C’est dix-quinze €euros, oui !  Et heureusement que j'prends pas les chèques !».
C’est ce moment là que le philosophe perça sous le petit : « Ouais, bon, globalement je perds, mais regarde, j’ai pensé à tout ce que j’aurais acheté si j’avais gagné… P’têt’ même ton bistrot… C’était bien aussi
…».

mardi, 18 janvier 2011

L’ange des CHU

Ces rats de médecins ont l’art de vérifier la solidité de votre système cardio-vasculaire avec un talent consommé.
Cet après-midi, parti tranquillement dans la voiture de mon serviable voisin, conduit tel un président du CAC40, nous devisions tranquillement.
Le portable que je prends soin  habituellement d’oublier, oui, comme Heure-Bleue j’ai « un portable fixe de maison », se met à sonner.
Un numéro dont je connais bien le début. Un numéro qui, quand j’appelle me serine pendant des heures une cantate de Bach avant que, par hasard me semble-t-il à chaque fois, une personne d’un bâtiment voisin décroche simplement pour n’être plus importunée par la sonnerie lancinante.
Le numéro d’un des services de l’hôpital Tenon.
Une voix plus que sérieuse et un rien inquiétante s’enquiert
- Monsieur le Goût ?
- Oui… ?
- Ici l’hôpital Tenon, vous avez bien été opéré d’un cancer du rein en 2006 par le docteur X ?
- Oui, c’est bien moi.
- Il s’agissait bien d’un adéno-carcinome du rein qui vous a valu une néphréctomie élargie droite ?

Et toujours sur ce ton de plus en plus sérieux.
- Euh… Oui… Et que se p…
- Ah oui… -silence- Rassurez vous, rien de grave.
Quand je vous dis que la gent médicastre est un poil sadique…
Ce chien devait attendre que la contraction de mon ventre ne cause des dégâts irréversibles au siège  passager de mon chauffeur.

Tout cela pour me dire que la Faculté serait sur une piste d’ordre génétique pour ce type de cancer et que je serais hyper sympa si je voulais remplir un questionnaire, signer une autorisation de prélèvement de salive et crachoter dans un tube pour que les foules soient enfin au courant de la raison qui fait que je survole le reste de l’espèce humaine…
Après que je lui eus demandé des nouvelles de mon éreinteur, il m’apprit que je le verrai en septembre, ayant remporté haut la main la palme de professeur de la Faculté de Médecine de Paris.
A trente-huit ans, la vache.

 

lundi, 17 janvier 2011

La législation sur le logiciel n’est pas très soft…

Je viens d’apprendre que la commission dite « Copie privée » vient d’entériner la taxation, variable de 10 cents à 12 € suivant la capacité mémoire, des tablettes PC.
Mais, par une vision bizarre de l’égalité devant la loi, les tablettes utilisant Windows en seront exonérées.
Sans doute dans le but honorable de mettre des bâtons dans les roues de Linux qui présente l’énorme inconvénient d’être gratuit, libre et de favoriser l'émulation plutôt que la compétition…

Rassurons nous tout de même, il reste hors de question d’appliquer aux dirigeants du CAC40 ou aux émules de Lili B. le sort fiscal commun.
Ils pourront donc continuer à acquitter un impôt sur le revenu dont le taux est voisin de celui du lascar qui gagne trois SMIC mensuels…

En fait, le vrai problème soulevé et qui va se poser à moyen terme c'est plutôt la découverte soudaine par le législateur que le contribuable a deux yeux et deux oreilles.

Il pourrait bien alors décider qu'il est donc urgent de les taxer à cause de tout ce que le contribuable peut voir (et non regarder) ou entendre (et non écouter) sans payer...