mardi, 22 juillet 2008
le temps X se couvre...

Nicoléon a retrouvé deux potes, les frères Bogdanoff. Comme ils sont presque sans boulot, enfin sans boulot grassement payé à raconter des bêtises, il va les recycler dans sa télé perso à lui la sienne de l'année prochaine.
Donc, pas la peine de vous précipiter pour acheter des écrans plats, on a déjà la certitude de programmes plats.
Il y a déjà cinq ans -je viens de rechercher les infos- nos génies sans bouillir nous avaient affirmé, tenez vous bien, que dans les dix ans, à défaut des automobilistes, les voitures seraient intelligentes !"...
Ils m'avaient alors collé la peur de ma vie. Ils venaient de me faire passer l'envie de traverser la rue.
Depuis plus de vingt ans, je les voyais se planter, avec une régularité confondante, sur ce que serait devenu notre monde dans les dix années suivantes.
Ils avaient alors sauté par dessus des limites qu'on croyait infranchissables !
Oui ! Vous avez bien lu ! Nos charrettes seront plus fûtées que nous ! Elles éviteront (sauf bug de soft, toujours à craindre) le piéton imprudent qui aurait osé traverser dans un passage clouté ! (la fonction "éviter un piéton traversant hors des passages cloutés" n'est pas prévue dans le logiciel de la bagnole de base)
Un doute m'étreint: Puis-je faire confiance à des "futurologues" qui, ayant émis une thèse dont les milieux scientifiques, pourtant peu enclins à la franche rigolade, se tiennent encore les côtes ?
Puis-je croire un instant ces deux lascars, plus solides dans la gestion de leur carrière que dans leur argumentation, lorsqu'ils m'affirment que je pourrais sans risque m'engager sur un passage clouté sans regarder à droite et à gauche ?
Igor et Grichka Bogdanoff , ces deux zozotériques à qui l'on prête un QI hors du commun, m'expliquèrent avec le plus grand sérieux que je ne risquerai plus rien dans dix ans !
Serait-ce parce qu'il auront atteint l'âge de la retraite ? Ou alors ils auront traversé la rue avant les fameux dix ans...
Eh bien non ! Nous risquons gros ! Ils reviendront d'ici quelques mois sévir sur nos lucarnes à billevesées...
09:35 | Commentaires (6)
samedi, 12 juillet 2008
La possibilité Dunhill.
Moitié Préférée a envisagé d'arrêter à moyen terme -genre très long terme pour le sens commun- de fumer, une appréhension soudaine d'éponges en lambeaux et de gorge goudronnée l'emportant, mais pas pour longtemps,sur le risque de kilos supplémentaires.
Elle m'a fait lire, sur les notices de substituts et autres patches, les effets secondaires possibles. Je sais qu'elle les aura tous, elle n'aura que les effets secondaires et continuera de cloper. Moitié est la seule patiente que je connaisse qui n'expérimente, chez quelque médicament que ce soit, que les effets indésirables. Soyons raisonnable, il lui arrive parfois de bénéficier aussi des effets curatifs d'iceux...
Bref, tellement circonspecte qu'elle décide de ne prendre aucune de ces pilules qui lui font risquer l'oedème de Quincke, ni patch pour cause de risque de l'érythème qui va immanquablement la défigurer.
Donc, pour sortir Moitié Préférée des affres de l'âne de Buridan, je me renseigne sur une troisième voie qui semble prometteuse: la Cigarette électronique.
Cette merveille est censée contenir quelques principe actifs, un microprocesseur (mais non, on ne se retrouve pas avec un PC pendu à la lèvre.) une chaufferette à un bout et un lumignon à l'autre pour faire croire que, le tout nous guérissant de l'envie de fumer en un temps raisonnable...
Je vois, sur les résultats fournis par le moteur de recherche, que le Ministère de la Santé, celui qui nous propose de nous soigner à nos frais en continuant à cotiser, a émis une plaquette nous invitant à la plus grande prudence quant à l'usage de ce dispositif destiné à priver l'Etat de taxes toujours bienvenues.
A la lecture attentive dudit document, je m'aperçois avec stupeur que si le même Ministère de la Santé avait pris autant de soin à l'analyse des vraies clopes, l'Etat qu'il représente aurait cessé de les vendre depuis des décennies...
15:30 | Commentaires (11)
mercredi, 09 juillet 2008
Les extrêmes satyres...
J'vais t'dire, plus t'as pognon, moins t'as d'principes.
L'pognon c'est la gangrène de l'âme.
(Maurice Biraud dans "Les pissenlits par la racine.")
A quoi peut bien nous servir un état ?
Vous avez remarqué ?
Depuis quelques années, et ça s'est sensiblement aggravé depuis que notre nabot énervé a été élu, l'état a une fâcheuse tendance à se défausser de tout ce qui peut servir le citoyen.
Un certain nombre de ce que l'état d'alors et le citoyen considéraient comme des services publics disparaît.
Il semble que, depuis que Fedex, UPS et autres DHL se sont installées en France et font payer à prix d'or leurs livraisons, un service que la Poste rendait pour une somme raisonnable même dans les bleds les plus reculés soit devenu inacceptable.
On peut, à la limite, se demander à quoi peut bien servir un état s'il n'assure guère que la sécurité des mieux lotis, s'il n'assure plus la santé, l'éducation, la présence des services publics à une distance raisonnable des habitants, les transports à un prix égal pour tous les citoyens, etc.
Finalement, s'il se défausse de tout ce qui l'emmerde et est pourtant de sa responsabilité.
S'il doit se résumer au département des Hauts-de-Seine (pour le pognon), une partie de la côte d'Azur (pour avoir accès aux yachts des potes) et à Villacoublay (pour atteindre le yacht des potes en avion), et l'Elysée (pour loger le chef quand il n'est pas sur le yacht des potes ) autant filer tout de suite 500 millions d'€ à Nicoléon et qu'on soit débarrassé de ce type qui nous fait honte et qui n'œuvre que pour appliquer ici une politique dont même les gens de Washington ne veulent plus chez eux. (le 27 juin au matin, il était assez savoureux de lire dans le New-York Times ceux qui sont chargés de faire tourner les USA réclamer non seulement des règles mais qu'en plus elles soient appliquées...)
Aujourd’hui, nozélites ont frappé un grand coup, profitant des vacances avec le courage que nous leur connaissons, nozélites ont décidé qu’à défaut de gagner plus, on travaillerait beaucoup plus pour gagner pareil, voire un peu moins.
Dans une catégorie qui me concerne (encore un peu), il est fortement question de considérer comme normal de travailler jusqu’à 282 jours par an. Avec, tout de même une limite : 13 heures par jour.
L’année comportant (au moins jusqu’à récemment) 365 jours, en retirant les 52 dimanches et les 25 jours de congés payés (qu’il sera sous peu certainement question de ramener à 2 semaines…) il restera dans l’année quatre samedis pour dormir…
Je verrais bien Victor Schoelcher sorti vite fait du Panthéon pour être expulsé par Hortefeux. Ces temps-ci, un type qui est contre l’esclavage ne peut pas être un vrai Français .
07:05 | Commentaires (9)
lundi, 07 juillet 2008
2321 jours…

Nous sommes le 11 novembre 2014.
2321 jours qu'Ingrid Betancourt a été libérée (vous pouvez vérifier, je me suis emm...bêté à faire le calcul, avec années bissextiles et tout).
Ce soir, Nicoléon, qui, depuis la modification de la constitution du 7 mai 2011, votée en Congrès par près de 5/5 (on ne compte plus les votes de l’opposition depuis la manifestation du 1er Mai où des incidents ont fait 1.000 morts, heureusement, tous chômeurs) qui lui a permis d'être nommé Président à vie et de nommer son successeur, a fait une courte allocution (environ cinq heures) pour rappeler son rôle dans la libération de Mme Betancourt.
Celle-ci après avoir été battue à l'élection présidentielle en Colombie a décidé de s'établir en France pour y vivre une retraite dorée grâce au livre de sa libération, décliné en feuilleton puis bientôt en film (elle a obtenu une carte de séjour grâce à une modification du scénario permettant à Nicoléon d'apparaître armé d'un arc, en libérateur d'Ingrid Betancourt, prélude à une romance qui mit Carla Bruni sur la touche) avant d'y mourir (elle l'avait décidé le jour de sa libération).
Malgré l'opposition de Brice Hortefeux, notre Président bien-aimé a déclaré que, pour une fois qu'on pouvait importer légalement de l'héroïne de Colombie, on n'allait pas s'en priver.
Notre bien-aimé Président à vie nous a aussi annoncé son souhait de nommer enfin son successeur pour jouir enfin d'un repos bien mérité.
Notre Président à vie bien aimé nous rappelle les traits les plus marquants de son mandat, qui a amené la France au rang des républiques les plus déshéritées d'Afrique sub-saharienne avec, entre autres, la mise sur le marché de la Sécurité Sociale qui vient de tomber dans les mains du groupe Generali-Allianz.
Ce groupe a d’ailleurs décidé ces jours-ci de supprimer tout remboursement, ne conservant de la Sécurité Sociale que l'obligation de verser la part salariale des cotisations, la part patronale ayant été totalement supprimée, comme la durée légale du travail et le salaire minimal, en mars 2011 lors du sacre à Notre-Dame de notre Président à vie.
Puis, il annonce enfin l’information que tout le monde attend : le nom de son successeur, son fils est donné favori, d'autant que l'actuel leader de la gauche vient d'être assassiné, on parle du geste désespéré d'un immigré en situation irrégulière qui vient d'être abattu par la police pour s’être rebellé lors de son transfert à l’aéroport afin d'être reconduit dans son pays, Effectivement, le fraîchement nommé (on ne l’élit plus) Président de la région Ile-de-France est désigné volontaire par Papa pour prendre les rênes du pays, arguant que bon sang ne saurait mentir...
20:05 | Commentaires (10)
vendredi, 04 juillet 2008
Au départ, c'était plutôt une bonne nouvelle, mais...
Comme l'a fait remarquer Karmara, citant France Inter qui citait Rousseau (qui manifestement citait un tyran quelconque), "la terreur et la pitié sont les deux sentiments capables de mouvoir l'âme humaine".
Je crains fort que ce brillant esprit et ses admirateurs exégètes n'aient perdu de vue un autre sentiment qui commence à se faire jour dans mon petit coeur habituellement sensible: l'agacement.
Certes, je suis ravi qu'elle soit libre, mais si ça continue à me saouler toutes les heures, je vais bientôt regretter qu'elle n'ait pas été exécutée par ces faux communistes comme "complice des vils exploiteurs à la solde des grands monopoles capitalistes"...
Les media sont bien plus discrets sur le fichage des gosses et leur "profilage", ethnique, politique et autre dès la maternelle.
Et pourtant, ça, ça me paraît bien plus important, car ça, au moins, ça concerne un peu plus de cent personnes (l'otage, ses deux gosses, les hommes politiques qui s'en glorifient à tort et la meute médiatique qui va vivre de cette libération pendant quelques jours, peut-être quelques semaines s'ils savent tirer à la ligne).
Mauvaise langue que je suis, je vais même jusqu'à penser que certains producteurs d'émission se grattent la tête en se demandant ce qui aurait été le plus rentable: torturée ? exécutée ? libérée ? Aaaahhh... si en plus elle s'est fait mettre la main au panier par un guerillero... là ça va le faire...
Manque plus qu'un discours de Nicoléon pour que je lance un contrat sur la tête d'Ingrid Betancourt.
08:00 | Commentaires (19)


