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mardi, 08 avril 2008

And, the winner is...

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Vous avez sans doute remarqué que les autorités sportives en général, et les nôtres en particulier, ont conservé un relent de pétainisme, une tendance marquée au machisme, au déni de démocratie et à confondre le commerce et le mercantilisme, mâtiné d'une espèce de pleutrerie.
A la lumière de ce que j'ai vu et entendu hier à la télévision, il semble pourtant, qu'avant même l'ouverture des Jeux Olympiques, nous soyions leader dans une discipline non encore inscrite aux JO.
Faisons fi de toute modestie.
Nous avons remporté haut la main la médaille d'or de l'organisation de fiasco !
Cette victoire n'était pas assurée d'avance, forts de notre réputation justifiée de maîtres de l'organisation, nous avions fort à faire.
Heureusement, un entraînement intensif, entamé il y a près d'un an, coachés (z'avez vu comme je suis branché ?) de main de maître par un expert en gamelles politiques et diplomatiques, en promesses intenables, sauf celles qui soulèvent l'indignation, nous permit d'atteindre quasiment sans encombre la plus haute marche du podium.
Certes, il y eut les péripéties habituelles, compagnes inévitables de toute compétition, glorieuse incertitude du sport.
Il y eut les moues désolées des sportifs qui, tels des enfants frustrés d'une belle sortie, se plaignirent du mauvais procès qui leur était fait, arguant qu'il était inique de comparer les souffrances thibétaines (oui, j'ai conservé le "h" d'avant les modifications journalistiques de l'orthographe) et la belle cérémonie qu'on leur avait concoctée.
Il y eut les jérémiades du Comité International Olympique qui alla jusqu'à expliquer le plus sérieusement du monde que l'esprit sportif était bafoué et était quand même autrement important que le fait que la Blanche Cathay avait un petit peu volé leur pays à des gens qui ne lui demandaient rien, c'est vrai quoi, faut vivre avec son temps.
On eut même droit à notre Ministre des Sports nous tançant vertement pour la brutalité des quelques manifestants qui, abandonnant toute retenue se sont jetés sauvagement, nez en avant, sur les croquenots de la force publique.
L'un d'entre eux alla même jusqu'à montrer, avec la complicité d'une presse aux ordres des forces de la chienlit, exhiber une lèvre éclatée, du plus effet sur les écrans de la télévision du pays des droits de l'homme.
On entendit les craintes habituelles des J.M.Sylvestre de service, piaillant que "le marché chinois risquait de nous échapper".
Comme toujours, ces derniers, pauvres andouilles, ne se sont pas encore rendu compte que c'est nous qui sommes devenus le marché de la Chine...

Sommes nous vraiment prêts à tout piétiner pour vendre un Airbus ?
C'est vrai quoi, ces Thibétains et ces paysans chinois exagèrent, ils vont jusqu'à réclamer la liberté d'expression !Pourquoi pas le droit de vote pendant qu'ls y sont ?
Pire encore, ils profitent lâchement d'un évènement de portée mondiale pour se faire entendre.
Quand je vous dit que l'Occident est un mauvais exemple...
D'ailleurs le CIO ne s'y est pas trompé, qui a décidé, dans un grand élan de courage, de supprimer le voyage international de la flamme olympique.
Sans doute pour éviter des remarques blessantes sur ses choix douteux en matière de respect des droits de l'homme.

dimanche, 06 avril 2008

L'arnaque...

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Sur ma station de radio préférée, j’entends quasiment tous les matins, à l’heure où blanchit la campagne, une compagnie d’assurance essayer de me gruger en me proposant de m’assurer moyennant une remise intéressante à une seule condition : Laisser ma voiture au garage, à la manière de ces compagnies d’assurances santé américaines qui veulent bien vous assurer (entendez : encaisser les primes) à condition de n’être jamais malade (sinon elles vous jettent vers Medicaid).
MSN, porte du véhicule virtuel qui m'amène chez vous, lectrices et lecteurs chéris (ne lésinons pas sur les flagorneries, tout est bon à prendre pour avoir des lecteurs...).indique clairement que "la chasse au pigeon est ouverte toute l'année".
Je viens d’y voir un des fleurons de la technique de ladite chasse.
Un encart publicitaire de la banque Barcl..s avise les foules (naïves et peu curieuses de ce que peu cacher ce petit "*" accolé à l’offre) qu’une offre alléchante leur est proposée :

On y lit " En ce moment, le compte courant Barcl..s est rémunéré à 10%*"
En ces périodes où le pouvoir d'achat ressemble plus souvent au pouvoir de regarder les vitrines en pleurant qu'au pouvoir d'acheter dans les boutiques en riant, l'idée de voir nos sous nous rémunérer plutôt que permettre au banquier de perdre 5 milliards vous a un je ne sais quoi de séduisant...
Votre serviteur, se méfiant d'une banque qui vous propose de rémunérer vos finances vacillantes entre cinq et six fois le taux de croissance et environ quatre fois le taux de l'inflation, clique sur l'onglet "Souscrire" pour savoir réellement quelle sauce servira à accommoder le pigeon.
Là, bâti tel un jeu de piste de Neuilléens en quête de beau parti, un vague décor vous avise en préambule que ces mirifiques 10% vous serons servis dans la limite de 60.000 € déposés et seulement pendant trois mois.
Après quoi, ne vous sera servi qu'un intérêt de 3% (moins que l'inflation prévue, cette fois-ci, pas fou, Mr Barcl..s) avec le sempiternel "*" qui laisse présager une nouvelle restriction sur votre revenu supposé.
Toujours avide de connaître les détails la recette du pigeon à l'anglaise, je me précipite dons dans la lecture du nouvel avertissement, et là, je constate que les 3% ne seront versés que dans la limite de 10.000 € de dépôt et à la condition expresse de dépenser un minimum de 750 € par mois au moyen des cartes bancaire délivrées par la banque Barcl..s.
Le petit détail qui peaufine le piège est, bien entendu, que l’offre est valable pour tout compte assorti du forfait de base qui vous coûte tout de même 14 € par mois.
Si nous récapitulons donc cette offre mirobolante, il appert que l’affaire est rentable si vous constituez une petite famille richissime d’octuplés majeurs, ce qui permet de disposer de 600.000 € à déposer pendant trois mois, de récupérer vos sous augmentés de 15.000 € puis de fermer illico les dix comptes, sous peine de voir d’envoler les intérêts chèrement acquis.
En revanche, si vous êtes le client de base, pas pauvre mais sans plus, qui, selon sa banque, dispose d’un solde moyen de 3000 €, eh bien il n’en ira pas de même.
En effet, cette offre vous rapportera en un an :
- 3/12 de 1/10 de 3000 €, soit 75,74 €
- 9/12 de 3/100 de 3000 € soit, 68.20 €
Donc, un total de ~144 € d'intérêts, plus supposés que composés....

Puis vous coûtera :
- 14 x 12 de forfait, soit 168 €
Et, pour avoir le droit de perdre :
- 168 – (75.74+68.2) soit 24 €
Il vous faudra en outre claquer 750 € par mois, soit 9.000 € qui, eux, feront sans aucun doute gagner au bas mot 450 € à la banque Barcl..s.
Bref, on vous propose une affaire rentable.
Mais pas pour vous…

lundi, 24 mars 2008

La chose est objectivement subjective...

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Gilles est un ami dont j'ai fait la connaissance en faisant des commentaires, avec l'humour, la pertinence et la perfection linguistique que vous me connaissez, sur un forum qui parle d'audio.
On y parle tellement qu'on oublie d'écouter.
Ce samedi, invité chez lui pour régler une sombre histoire d'approche subjectiviste versus approche objectiviste, je suis allé chez Gilles.
En effet, selon lui, l'objectiviste confond le réel et la réalité tandis que le subjectiviste fait le contraire.
Inutile de dire que ma position est exactement l'inverse...
En audiophiles avertis que nous sommes, nous nous sommes donc plutôt écoutés qu'entendus.
La fidélité était au rendez-vous, j'ai perçu la voix de Gilles avec un niveau de fidélité - à ses idées - rarement atteint tandis que mon discours ébouriffant était lui, comme d'habitude légèrement coloré - en rose -.
Nous avons, c'était le bon moment, fêté le quarantième anniversaire de Mai 68 comme il se doit, le vin blanc (il a presque tout bu ! Il se consolait d'être nostalgique de quelque chose qu'il n'a pas vécu. Ce chien est plus jeune que moi ) était délicieux et nous tenions nos rôles respectifs avec le talent qui fit notre réputation sur le forum que je fréquente: Votre serviteur en représentant de la gauche la plus caricaturale tandis que Gilles représentait la droite la plus réactionnaire.
(C'est le problème récurrent de la haute fidélité: l'hypertrophie des détails au détriment de la vue d'ensemble)
La qualité du débat aurait dû rendre son épouse muette d'admiration devant le haut niveau de notre joute mais non. En épouse soumise elle soutint Gilles tout au long du repas.
La querelle, comme toutes celles qui agitent la société en ces temps troublés où le pouvoir d'achat se fait remarquer essentiellement par sa minceur, porta sur la fameuse "valeur travail".
Pour l'humaniste issu de la Civilisation des Lumières que je suis, le côté "valeur" l'emportait, comme il sied à celui qui prend la défense de ceux qui manquent de sous de façon chronique.
Pour l'adepte d'Adam Smith qu'il est, le côté "travail" l'emportait, comme il sied à celui qui prend la défense de ceux qui vivent du travail des autres.
Bref, la mauvaise foi la plus crasse était au rendez-vous et l'élévation du débat laissa béats d'admiration les quatre enfants de la famille (sauf les deux garçons qui rêvaient à autre chose, et les deux filles qui n'en avaient rien à faire...).
Je dois néanmoins, pour l'honnêteté de ce compte-rendu, ajouter une chose dont Gilles aurait sans doute préféré qu'elle fût tue:
Ses couteaux ne coupent pas...

vendredi, 21 mars 2008

Prenez vos rêves pour la réalité !

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Ce matin, comme tous les matins, j'écoute France-Inter.
L'indicatif (non, je ne dirai pas "le jingle") du bulletin d'infos de sept heures est celui de mes dix-neuf ans.
Ce matin j'ai dix neuf ans.
J'entends Alain Geismar et Daniel Cohn-Bendit, qui n'est encore que Dany le Rouge renvoyer Charles de Gaulle à ses chères études. Ce dernier est en train de m'expliquer, alors que le temps est superbe, que je dois renoncer à "courir le risque de l'aventure" et, piquant le mot à Rabelais s'exclame "Mais c'est la chienlit ! " .
Pfff... Vieux con, va...
Je ne prête pas encore attention au fait que Violette Leduc et Roger Peyrefitte risquent la taule pour leurs préférences en matière amoureuse, occupé que je suis à essayer de satisfaire les miennes.
Je suis tout de même moins fainéant que je ne le deviendrai, je persiste à lire Sartre, Balzac et Châteaubriand.
Et se taper les Mémoires d'Outre-tombe en y prenant plaisir, faut être un peu masochiste...
C'est une époque saine, où les forces de l’ordre jouent un rôle actif dans la discipline sportive de la gent estudiantine, toujours prompte à s’avachir.
Ces braves gens en uniforme nous assurent un entraînement à la course quasi quotidien, et, en échange, reçoivent quelques cailloux qui leur donnent du cœur à l’ouvrage.
C'est l'occasion de remarquer que l'étudiant romantique et maigrelet, plus musclé de la langue que des mollets, court nettement moins vite que le CRS entraîné et bien nourri...
Je dois dire que toutes les tentatives de les amener à leur tour sur les bancs des amphis furent un échec. Sauf une fois où ils entrent à la Sorbonne. Ils en sortent aussi peu diplômés qu'il y sont entrés, les tentatives de la jeunesse pour éduquer les générations précédentes sont parfois décevantes...
Pour ma part, je suis travaillé par bien d’autres soucis -rien à voir avec les exams, toutefois- j’ai au cœur l’angoisse que ma copine du moment ne se jette dans les bras du premier trotskyste venu, sans doute un traître à la cause du peuple. Me laissant alors le cœur brisé, la cervelle vexée et les convictions politiques ébranlées. (La suite donnera raison à mes angoisses, cette hyène se maqua avec un maoiste, fanatique de la « Révolution Culturelle», pour qui le côté révolution était plus réussi que le côté culturel. Mais "il a de si beaux yeux" dit-elle, la s...)
Bref, cette blessure guérit d’autant plus facilement que c’est l’âge béni où l’on peut avoir trois chagrins d’amour par semaine sans risquer l'infarctus. Le coeur est une machine plus solide qu'il n'y paraît...

Quoique d’un caractère peu enclin à pleurer sur le lait renversé, je reprendrais bien un peu de ce mois de mai 68, surtout qu’à l’époque, ce qui m’empêchait de courir, c’était la flemme, pas la clope…

Et puis, c’était une époque où l’on réclamait avec force le droit à vivre, pas à survivre.

lundi, 17 mars 2008

Le Président et le sans-papiers.

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Je ne vous parlerai pas des municipales.
Sauf peut-être d'un raisonnement surprenant du Premier Ministre.
Ce brave homme, diplômé et tout, s'est fourvoyé dans une réflexion bizarre de laquelle il ressortait que les électeurs s'étaient précipités vers les bulletins de gauche pour bien montrer au gouvernement de droite combien il fallait qu'il persiste dans la politique mise en oeuvre...
C'est sans doute suite à ce brillant raisonnement que notre Président s'est courageusement lancé dans l'illégalité.
Bientôt peut-être il plongera dans la clandestinité.
En effet, les yeux ont failli me tomber des orbites en regardant les informations télévisées. Une édition spéciale, dédiée à l'hommage rendu au dernier poilu occupait l'écran.
C'est là que j'ai entendu le premier magistrat de France se mettre en délicatesse avec son vieux copain Hortefeux.
Oui ! J'ai entendu Nicolas Sarkozy faire l'éloge public, que dis-je, le dithyrambe, d'un étranger en situation irrégulière.
Un étranger qui a pénétré illégalement en France, s'est incrusté dans notre beau pays pour y trouver de quoi manger, y fut hébergé tout aussi illégalement pendant des années.
Il y travailla, probablement au noir, et finit par y mourir.

Bref un sans-papiers.

Où allons nous si notre Président piétine la loi avec le même entrain que la Constitution ?
Nous avons élu un révolutionnaire et ne le savions pas...