vendredi, 26 juillet 2013
Des gens beaux ? No !
La fille d’un ami est cad’sup chez Aberbidule. & Machin.
Une chose est presque sûre : La « publicité » faite à la marque par les déclarations, sans aucun doute réelles quant au fond de sa pensée mais malheureusement maladroites dans la forme quant à l’efficacité commerciale de son speech, d’un des patrons de cette fameuse boîte de fripe ne va pas aider cette jeune femme dans son boulot.
Il avait déjà, il y a quelque temps causé quelques remous avec des déclarations délicates expliquant le plus sérieusement du monde que Abermachin. & Truc ne fabriquent pas de vêtements au-delà de la taille 38 « pour éviter de voir des femmes grosses en des tenues Abertruc. & Bidule, ce qui serait mauvais pour l’image de la marque ».
Il vient d’en ajouter une couche à propos de son appréciation sur ce qu’il appelle « les gens beaux ».
A mon sens, il a oublié, sciemment sans doute, d’ajouter que c’était aussi « pour diminuer l’apport de matières premières » qui grève scandaleusement la marge espérée, déjà gravement obérée par les salaires misérables qu’il est obligé de verser aux esclaves d’Extrême-Orient qui cousent ces vêtements taillés au mieux pour des gamines de quatorze ans rachitiques.
Pas taillés du tout pour des gosses de « quartiers sensibles » trop avides de se jeter sur la malbouffe qui les rend grassouillettes et abîmeraient « l’image de la marque ».
De toute façon, ce crétin suffisant ne risque pas de voir ces pauvres gosses fringuées avec ses oripeaux puisque dans le même souci de préservation de « l’image », il a cru bon d’ajouter « nous détruisons tous les vêtements qui nous sont retournés. Nous ne les donnons pas à des associations pour éviter de voir des pauvres habillés par AberBenoît. & Chose (celui là, c’est pour les Bretons), ce qui pourrait froisser nos clients habituels »
Alors, Madame, si tu es grosse et pas belle mais que tu ne manques pas de moyens, ne te suicide pas.
D’une part on est toujours belle pour quelqu’un que tu trouveras beau, d’autre part tu peux même salement te venger de ce couillon qui se la pète en vendant du schmattès fabriqué en Asie en essayant de te faire croire que c’est du luxe.
Si tu veux vraiment l’emmerder, tu t’achètes des fringues chez lui, tu les fais retoucher et tu les portes dans la rue, surtout devant ses boutiques.
Bon, ça risque de n'être pas si facile car un bruit se répand qui prétend qu'on interdit l'entrée des magasins aux gens qu'on estime moches...
Si tu as un gros besoin de te venger du mépris de cet imbécile, tu achètes quelques autres habits chez lui et tu les donnes à des mal-lotis en leur demandant de se pavaner devant ses boutiques.
C’est bien le diable, au besoin tu les paies, si quelques photographes malintentionnées et s’habillant en 46 ne les prennent pas en photo.
Avec de la chance, ça passera dans quelques journaux se complaisant dans la fausse compassion de pauvres.
Tu peux être sûre, grosse et pas belle mais bien lotie, que ça va faire plaisir à ce type qui se croit élégant parce qu’il méprise ceux qui ont peu de moyens ou sortent des canons définis par ces types qui disent aimer les femmes mais n’aiment que les porte-manteaux.
La fille de mon copain a « du mouron à se faire » pour redorer « l’image de la marque » si efficacement esquintée par un de ses patrons.
Ce type persuadé qu’il est dans le vrai puisqu’il ne croise que des gens dont j’ai connu il y a quelque temps des exemplaires.
Des imbéciles qui se croyaient au dessus du panier parce qu’ils disaient « ça sent l’prolo » en passant dans des quartiers dits « ouvriers »…
Le genre de mec qui vous pousserait à acheter une fourche, en somme.
17:15 | Commentaires (8)
Robe grillée…
Comment administrer la preuve éclatante de son incompétence ?
Eh bien il suffit de faire la même chose que cette nana.
Comment le président de la boîte de publicité que dirige cette aspirante au mariage a-t-il pu confier son entreprise, dont le métier premier est quand même de vendre, à quelqu’un incapable de se « vendre » ?
A la place de ce PDG, la lecture de l’annonce m’aurait illico amené a lui envoyer un mail concis : « You are fired !!! » avec, en lien, l’article de « Agency Spy » .
En fait, l’article en VO donne une autre interprétation que celle mise en avant par mon navigateur.
Et c’est bien pire pour le type qui va tomber entre ses pattes ( Oui, je sais...)
Ce pauvre lascar ne sera qu’un sextoy vivant.
Ravalé au rang de godemiché avec une paire de godasses !
Elle va lui en faire baver tous les jours.
Et la preuve que cette idiote ne mérite pas sa place, c’est qu’elle n’a jamais pensé à louer régulièrement les services d’un « escort boy »…
Parce que claquer dix mille dollars pour que quelqu’un lui trouve un lascar qu’elle hébergera, nourrira, habillera et sortira c’est mal faire ses comptes.
Tout type un peu sensé et capable de se prendre en charge seul n’accorderait pas un regard à quelqu’un qui s’en remet à une entremetteuse pour trouver l’homme de sa vie.
Dans ces conditions, les services d’un « escort boy » lui coûteraient bien moins cher et lui éviteraient de s’expliquer devant un juge lors d’un divorce qui la contraindra à coup sûr à perdre la moitié des ses avoirs en même temps que son sextoy…
Et notre rapace nunuche serait bien capable de repasser une annonce pour trouver un autre jouet qui lui coûtera encore un bras.
09:15 | Commentaires (3)
jeudi, 25 juillet 2013
L’être et le néon.
Cas..o, enseigne bien connue la grande distribution, vient de décider de cesser la diffusion de musique dans ses magasins.
Je le sais, Yahoo vient de m’en informer dès l’ouverture de mon navigateur.
Ma première réaction fut « Chouette ! Je n’entendrai plus ces musiquettes d’ascenseur ! » jusqu'à ce que je me rappelle que je ne mettais que très rarement les pieds dans ces usines à malbouffe.
Puis, réflexion aidant –ne ricanez pas, lectrices chéries, il m’arrive de réfléchir- je me dis que ce sera sans doute remplacé par des « réclames » qui vont me poursuivre le long de gondoles qui n’auront rien de vénitien.
Intrigué par une décision qui risque tout de même de désoler quelques clients peu au fait de ce à quoi peut ressembler de la musique, je lis le pourquoi de la chose.
Eh bien, lectrices chéries, Cas…o veut faire des économies !
Oui ! Après avoir fait des économies sur la qualité des produits, sur le service rendu au client, sur l’accueil, après avoir décidé de nous vendre les sacs plastiques qu’il paie une misère à un fabricant qui attend des mois le règlement de sa facture, après avoir fait de très importantes économies sur le salaires des employés et de plus importantes encore sur les factures des fournisseurs, Cas..o a décidé que la Sacem n’aurait plus un seul de ses centimes si durement gagnés sur le dos des autres.
Encore un effort et les magasins de l'enseigne ne seront plus qu'une boîte aux lettres où glisser un chèque hebdomadaire qu'il sera bien vu de prévoir aussi conséquent que possible.
Je me demande comment va s’y prendre le « dircom » de cette enseigne pour convaincre le bon peuple de lâcher ses sous en échange de… rien du tout.
Quand tous,
- l’Etat qui veut faire des économies sur le dos des mal payés pour éviter de froisser le nanti en lui réclamant un impôt qu'il évite de payer.
- le Medef pour qui « compétitivité » est synonyme de « bénévolat ».
- La Sécu qui veut économiser sur les remboursements plutôt que froisser l’industrie pharmaceutique en posant des questions du genre « pourquoi le conditionnement de vos médocs pousse-t-il à en jeter un quart à la poubelle alors que leur prix est déjà sans commune mesure avec leur coût ? ».
- Les banques, qui semblent surprises qu’on leur demande pourquoi on leur emprunterait à 3.5% les sous de notre livret A qu’on vient de leur prêter à 1%.
Bref, quand tous ceux-là auront fini de faire des économies, ils nous traiteront de radins parce que notre manque de sous paralyse l’économie.
Vous pariez ?
Allez, lectrices chéries, ne vous désespérez pas, je vous raconterai très bientôt un voyage calamiteux dont j'ai inconsidérément promis la narration à une lectrice chérie.
07:37 | Commentaires (11)
mercredi, 24 juillet 2013
Kilo du matin, chagrin. Kilo du soir, désespoir.
- Minou ! J’ai pris un kilo depuis hier !
- Hmm?...
- C’est la chaleur ! Ça favorise la rétention d’eau.
M’affirme la lumière de mes jours.
Je me souviens du dîner et j’avance une autre raison.
- Ce ne serait pas plutôt de la rétention de glace au caramel ?
- Oh mais non ! Pfff…
La conversation est retombée dans la torpeur matinale.
09:07 | Commentaires (6)
mardi, 23 juillet 2013
Mes fondues pas bourguignonnes.
Dimanche matin, je suis sorti de mon chez moi avec l’air auguste que donnent une poubelle dans la main droite et deux bouteilles de Salvetat vides dans l’autre.
Après avoir posé les choses dans les containers prévus à cet effet car il m’arrive de respecter les consignes de tri, je m’en suis allé vers la sortie de l’immeuble.
Là, deux accortes métisses m’attendaient.
Enfin… M’attendaient… Attendaient que quelqu’un ouvre la porte pour déverser dans les boîtes aux lettres le prospectus qui vantait les qualités d’un type connu pour un bref passage sur les planches qui est resté dans les mémoires.
Avec ce sens aigu de la civilité qui me fait apprécier de mes lectrices chéries, je m’enquis poliment de leur but.
- Bonjour mesdames, de quoi s’agit-il exactement ?
- Bonjour monsieur, nous venons vous parler de Jésus.
Allons, bon, des fondues du bon dieu me suis-je dit.
D’humeur gamine de bon matin, je saute sur une occasion que je ne rate jamais dans ces cas là.
- Qui ça ?
Légèrement désarçonnées par l’ignorance de votre serviteur car même le musulman de base connaît notre trapéziste, elles insistent tout de même.
- Mais Jésus, le fils de Dieu ! (oui, elles mettent une majuscule à dieu, ça s’entend)
- Ah, ça j’ai entendu parler, et que fait-il ?
- Il est venu pour nous sauver !
- Ben il ne connaît pas vraiment son boulot.
- Il peut tout ! Il sait tout !
- Ouais, ben s’il pouvait nous sauver de nos emmerdeurs, ce serait déjà pas mal…
- Eh bien moi, il m’a sauvée du cancer.
Là, ça a fait « tilt » chez moi.
- Ouaip, en fait il surtout déplacé le problème, parce qu’il me l’a refilé à moi, votre cancer.
- Oui mais il vous a sauvé du cancer !
- Ah non ! Moi, c’est l’hôpital Tenon qui m’a sauvé du cancer.
- Oui mais si Jésus ne…
- Il ne serait pas mort depuis un moment celui-là ?
- Il vit dans nos cœurs !
A dit l’une d’un ton pénétré.
- Alors ça ne va pas durer, on finit tous dans l’estomac des asticots…
Elles ont abandonné.
Sont pas tenaces, cette année, nos évangélistes…
Ça cesse tout effort à la moindre résistance.
09:47 | Commentaires (10)

