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vendredi, 09 août 2013

Choufe Marcel !

Je ne comprends pas que les forces de l’ordre soient présentes par milliers d’hommes quand quelques dizaines de vélocipédistes arrivent aux Champs Elysées et qu’on n’arrive pas à trouver une voiture et quatre agents de police quand une bande de petits couillons –je dis « couillons » parce que c’est avec ça qu’ils pensent- pourrissent la vie d’un ensemble qui compte, en trois immeubles une bonne soixantaine de familles.
Je suis ulcéré par le fait que ces malfaisants puissent, manifestement sans risque, considérer que les porches de la résidence leur appartiennent au point qu’il nous faudra bientôt payer un droit de passage pour rentrer chez nous.
Je suis scandalisé qu’ils puissent sans problème se moquer des injonctions de la police alors que le pauvre justiciable que je suis, dont les impôts nourrissent la même police, risque à chaque appel au 17, de tomber sous l’accusation de « délit d’outrage » pour un mot d’agacement ou une remarque sur l’inefficacité des services de police.
Comme je suis un homme de gauche, je vais rester de gauche.
Je vais seulement changer de gauche.
Il m’arrive même ces temps-ci de rêver d’une gauche stalinienne.
Une gauche pleine de cachots, de prisons, de goulags et de bagnes.
Histoire de loger décemment ces emmerdeurs.
Bref, une gauche fasciste…

Ben oui, ne prenez pas cet air étonné, voire scandalisé, ça existe !
Il n’y a pas que de la gauche faux-cul, qui lénifie à la radio et dépiaute en loucedé des camps de gitans comme le faisait la droite précédente.
Il y a aussi la gauche Kim Jong Un, qui vaut bien la droite Poutine en matière de piétinement des droits et des libertés publiques.
Si seulement ils pouvaient piétiner mes squatteurs de porche et les faire avancer à grands coupe de pieds dans le bas du dos et de coups de « tonfa » sur leurs têtes vides en direction de leurs halls d’immeuble jusqu’à ce que ces emmerdeurs aient pris l’habitude de squatter chez eux plutôt que chez moi, ça m’irait bien.
Ça m’éviterait de me désoler sur le fait que j’étais farouchement antiraciste quand j’habitais le XVIIème alors que j’ai bien du mal a seulement n’être pas raciste depuis que j’habite ce coin du XXème…
Du temps où j’exerçais mes coupables talents, on remarquait déjà dans les entreprises, en me jetant un regard mauvais, que « le hardware, c’est ce qui coûte cher ! »
Ben oui, le matériel, ça coûte des sous et du temps à étudier, à fabriquer et à contrôler.
Les choses évoluant, on a regardé de travers les informaticiens en disant « le software, c’est ça qui coûte cher ».
Ben oui, le logiciel, ça coûte des sous et du temps à analyser, à développer et à vérifier.
Je peux vous affirmer aujourd’hui que ce qui coûte le plus aujourd’hui en temps, essentiellement perdu, c’est « le bavardware »…
Ça coûte du temps en réunions dont ne sort comme décision que la date de la prochaine réunion, généralement assez éloignée de la précédente pour qu’on en ait oublié l’objet et perdu le rapport.
Et ça, ça m’agace.

jeudi, 08 août 2013

La voix dort.

 

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Tiens, j’ai lu un livre.
Un vrai. Un qui dit quelque chose. Et le dit bien.
Ça faisait longtemps, enfin longtemps j’exagère, mais trop longtemps à mon goût.
Une vie bien remplie.
De vide essentiellement, mais c’est si bien dit.
Enfin, je dis une vie remplie de vide, j’exagère.
D’occasions manquées, faute de mots.
De mauvaises occasions saisies au vol, à cause des mots.
De l’art de se laisser emporter puis couler.
Toutes les cartes en mains, puis les échapper dans le caniveau par maladresse.
Une vie à courir pour finalement se laisser mener par les évènements et les autres.
Se laisser embarquer dans des vies où il ne recueille que des responsabilités qu’on refuse de lui laisser assumer. Toujours en retard d’un sentiment ou d’une parole tandis que d’autres paroles lui assurent une fortune qu’on lui ravira.
Il y a longtemps que je n’avais pas lu un livre où non seulement l’auteur à quelque chose à dire mais respecte la concordance des temps pour le dire.
Comme il a obtenu le « Prix Marcel Pagnol 2011 », d’aucuns en ont déduit que c’était un livre amusant.
Il arrive que l’on sourie. On y rit surtout de la cruauté de la vie, comme on ne résiste pas à rire d’un mot caustique.
Pas très gaîment…
Bref, un bon bouquin.

 

mardi, 06 août 2013

L'appeau de Lichtenstein…

roy_lichtenstein_gallery_7.jpg

Hier, Heure-Bleue et moi sommes allés voir l’exposition Lichtenstein à Beaubourg.
Certains, dont Heure-Bleue, disent de Beaubourg « Ouais… Mais c’est un musée élitiste… »
Je lui ai dit « Mais non, d’abord c’est quoi un musée élitiste ? Tous les musées sont élitistes puisqu’il faut faire l’effort de s’y rendre et avoir une idée de ce qu’on y trouve. »
Elle m’a dit avec assurance « Non ! C’est un musée où tu vas quand il y a peu de monde, où tu visites des expos quand seuls quelques touristes sont là, à des heures inhabituelles, où tu ne paies pas alors que tout le monde paie, et cher encore ! »
Alors oui, Beaubourg est un musée élitiste, on y va aux heures où il y a peu de monde, où seuls quelques touristes accompagnaient son café frappé et mon diabolo-fraise sur le toit de Beaubourg.
En plus, grâce à ma « bancalitude », on ne paie pas…
On fait partie de « l’élite ». Et ça n’arrange pas mon genou.
Ce fut une bonne journée.
Une excellente journée même.
J’ai réussi à faire rire une jeune femme.
Mignonne la jeune femme.
Accompagnant un jeune homme qu’elle tentait de photographier.
Devant ce tableau justement.
Je me suis dit qu’elle aurait pu choisir un autre tableau…
Alors je lui ai dit doucement à l’oreille « Is he called Jeff ? » avec les points de suspension qui vont bien.
Elle m’a regardé, regardé de nouveau le tableau, puis son camarade et enfin regardé de nouveau.
Elle a eu un sourire malicieux puis a ri de bon cœur.
Heure-Bleue a ajouté, ingénue (?) « C'est prémonitoire... »
Son petit camarade a eu l’air inquiet, d’un coup.

Ça faisait longtemps que ça ne m’était pas arrivé. Heure-Bleue me connaît trop pour plonger dans des trucs pareils…

lundi, 05 août 2013

Beam me up Scotty !

« Ces cimes jumelles, culminant pour l’une d’elles à 7 546 m, sont peu spectaculaires ou moins que prévu : elles ont quelques chose d’hercynien, si vous voyez ce que je veux dire. » écrit l’auteur de « Le ravissement de Britney Spears » au début du chapitre 2.
Assez curieusement ce matin, j’ai la cervelle un peu dégagée et  je vois très bien ce qu’ « hercynien » veut dire.
Et pour cause, « hercynien » est un mot adoré des profs de géographie de cinquième en 1959 et 1960.
Comme j’ai passé deux ans en cinquième, je me rappelle très bien ce qu’est le « plissement hercynien qui caractérise les monts du Massif Central et du Massif Armoricain ».
Du coup, je suis parti dans une rêverie tout en écoutant France-Inter, en lisant ce bouquin qui mobilise assez peu de ressources pour que de la main droite je remplisse en même temps ma grille de mots fléchés.
Je pose mon crayon, ferme mon bouquin avec le ticket de métro qui mes sert de marque-page –le jour où tout aura été remplacé par un « passe Navigo » il ne nous restera plus que les cartes de fidélité de sandwicheries pour savoir où on s’est arrêté-…
Je tends l’oreille pour apprendre que soixante-dix-neuf personnes se sont noyées depuis le début juin et me dis que c’est une belle moyenne.
Replongeant dans ma rêverie, j’ai exceptionnellement évité de m’envoyer mon café sur les genoux et ai revu cette dame, à qui, probablement  « les os ne font plus mal » qui m’avait collé une bulle en composition de récitation.
Puis, de proche en proche, me suis revu il y a peu, quelques années tout de même, sur les marches de la mairie du IIIème arrondissement, accompagné d’une ravissante jeune femme, à peine enceinte, dans une robe courte éclairée d’un plastron, choisi exprès violemment rouge pour emmerder ma mère.
La jeune femme en question couverte d’un manteau de shantung ivoire qui sera, quelque temps plus tard couvert de café par la femme un ami.
Ce qui me vaudra d’être fâché avec lui quand, vicieusement, au cours d’un repas au restaurant, entourés d’amis, elle lui demandera « tu es marié depuis combien de temps avec ta femme ? », qu’il lui répondra fièrement « Dix ans ! ».
En fait la fâcherie a commencé quand le silence de mort s’est abattu sur la table parce qu’elle a alors demandé « Et t’en as pas marre ?! »
Quand elle a fini d’être enceinte de notre fils, ce dernier s’est empressé de mettre enceinte la jeune femme qui a donné naissance à Merveille.
De retour en 2013, je me rends compte que Merveille a une sœur qui a moins d’une semaine.
Finalement, j’entends que ce week-end, quatorze personnes sont mortes noyées.
Il était temps que Scotty me ramène à bord.
J'étais sur le point de sombrer, il y a des jours, commeça, où on a la cervelle en roue libre…

dimanche, 04 août 2013

Lucie ferre ?

Lucie est arrivée à la maison de Merveille avant-hier soir.
Merveille, ma Merveille, prend son premier cours d’Histoire sous forme de travaux pratiques.
Elle apprend sur le vif ce qu’est la « Nuit du 4 Août ».
Elle sait maintenant ce que représente « L’Abolition des Privilèges »…
Les siens viennent d’être abolis, du moins salement rognés.
Elle qui voulait bien partager son yaourt avec le chat peine à accepter l’idée de partager ses parents avec une étrangère minuscule et exigeante.
Oubliant qu’elle-même fut minuscule et exigeante.
Et pleine de caca aussi.
Pour celle-là, je compte bien y échapper mais je connais ses parents.
Ils ont toujours su déléguer avec talent dès qu’il s’est agi de partager les corvées.
Enfin, je dis partager, il s’agit plutôt de sous-traitance…
Pour le peu que m’en a dit son père, dont j’ai la chance ( ?) d’être le père, il y eut à l’arrivée de la nouvelle-née ce qu’il appelle délicatement « un moment de flottement ».
Flottement d’autant plus brutal que la nouvelle-née, encore maladroite et gérant assez mal la portée de ses mouvements a griffé Merveille.
Cette dernière est persuadée que sa petite sœur l’a fait exprès.
L’expérience m’a montré avec mes sœurs que si cette fois c’est involontaire, d’ici quelques années ce sera effectivement fait exprès…
Tous ceux qui ont un chat, bien installé dans nos meubles, heureux de n’avoir pas été expulsés par le chat, et commis la bévue de ramener un chaton chez eux savent de quoi je parle.
J’ai l’impression qu’il va falloir un certain temps pour passer du stade « On m’a piqué ma mère » au stade « J’ai une sœur »…
Il est temps en effet que cette petite apprenne à partager.
Même son papy ?