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samedi, 07 février 2009

Au fait...

Une question à ceux qui s'intéressent à l'honnêteté des sondages:
Tandis que selon un sondage commandé par le Parisien, CSA nous affirme que seuls 36% des Français ont été convaincus par le speech de notre chef bien-aimé et fort heureusement unique, OpinionWay, par la voix de son client préféré, le Figaro, nous affirme lui que 53% des Français sont béats d'admiration devant la clairvoyance de notre Lider Minimo.

Quelqu'un d'entre vous a-t-il lu un sondage réalisé par OpinionWay dont Nicoléon ne sorte pas vainqueur haut la main ?

Bon, c'est la boîte qui réalise les sondages pour le Figaro et le client est roi, mais tout de même.

Ca me rappelle un chefaillon de la boîte qui avait décidé de suivre des cours d'anglais.
Doté d'un accent absolument épouvantable (même en français...), alors que le prof le reprenait, il eut cette répartie admirable: "Et c'est qui c'est qui payyye les cours ? ! "
La bignolerie ambiante répandit l'histoire dans toute l'entreprise en moins de deux heures...

jeudi, 05 février 2009

L'Etat c'est lui.

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Notre président préféré et unique (que son Nom soit sanctifié et placé juste après Le Nom dans nos prières) occuperait, selon certaines sources, entre 40% et 50% du temps de parole politique dans les media radio et télédiffusés.

Sachant que la règle en cours en matière "d'équilibre" décidée par le CSA est la suivante:
- Un tiers pour le gouvernement.
- Un tiers pour la majorité.
- Un tiers pour l'opposition.

Cela laisserait donc, tous calculs faits, entre 86,66 % et 83,33 % du temps de parole politique aux représentants de la droite actuellement au pouvoir (ceux qui hurlent au totalitarisme quand la gauche veut se faire entendre...).
Mieux, une écoute un peu attentive de la parole de la majorité ou du gouvernement montre clairement qu'elle est essentiellement consacrée à encenser la phénoménale clairvoyance et les effets d'annonce ininterrompus de Notre Guide à tous.
Le bilan final est remarquable: sur une heure de "parole politique", entre 50 et 52 minutes seraient consacrées à la promotion de celui qui est chargé de nommer et révoquer le président de l'audiovisuel public.
Celui qui a avancé comme justification " l'état est l'actionnaire principal donc je suis le chef de la télévision et de la radio publiques".
Celui qui a oublié que "l'état c'est nous" c'est depuis 1789.
Celui qui devrait faire attention.
Celui qui laisse parfois échapper un comportement qui rappelle "l'état c'est moi".

Le Français préfère peut-être aller à la pêche qu'aller voter, il a néanmoins mauvais caractère et supporte mal qu'on ne l'écoute pas, même sur le chemin de la pêche.
Celui-ci devrait faire attention à ceux qui l'ont élu autant qu'à ceux qui ne l'ont pas élu.

Il n'est déjà pas très grand, il devrait considérer la chose s'il était raccourci d'une tête...

lundi, 02 février 2009

Tendre poulet...


J'ai lu un article dans le Canard Enchaîné, article qui m'a amené à remarquer un comportement gênant de la part de notre gouvernement (et probablement de tous les gouvernements européens...).
Dans cet article, il était question d'une "grave menace pesant sur les exportations de volailles françaises". Suite à une mission d'inspection dépêchée par Bruxelles dans nos abattoirs, il appert que les contrôles sanitaires et vétérinaires ne peuvent être réellement conduits puisque sur les 120 vétos à temps plein indispensables pour les mener à bien, il n'y aurait, selon l'enquête, que l'équivalent de 20 vétos à temps plein pour le faire.
Comme ça fait dix ans que ça dure, Bruxelles menace d'interdire la vente de nos volailles dans toute l'Europe.
Le Ministère de l'Agriculture, à illico remarqué qu'il s'agirait d'une "décision aux conséquences économiques désastreuses".
On voit tout de suite à cette réaction que le souci premier est, comme il se doit, la qualité des produits et les risques sanitaires infligés aux consommateurs.
Un peu comme les banquiers qui, après avoir foutu l’économie par terre, s’inquiètent de la solvabilité de ceux qu’ils ont tondus…

Aurions-nous, par hasard, des gouvernements soucieux d'appliquer avec la plus extrême rigueur les règlements quand ils autorisent, sans pour autant les recommander, interprétations abusive aidant, des régressions ?
Des gouvernements qui, pour faire avaler les régressions sociales se cachent derrière l’Europe en disant « C’est pas nous ! C’est Bruxelles ! ».
Aurions-nous des gouvernements qui traîneraient les pieds pour appliquer tous les règlements, obligatoires cette fois, qui leurs donnent des devoirs vis a vis de leurs citoyens, de leur santé et de leur qualité de vie ?
Aurions nous réellement des gouvernements comme ça ?

Je n'ose le croire...

samedi, 31 janvier 2009

Enfin une France sans quartier sensible

Selon la formule consacrée "La nouvelle vient de tomber sur les téléscripteurs": Le taux d'intérêt servi sur le livret A passe de 4% à 2.5% à partir du premier février 2009.
Pourquoi ? On ne sait pas trop.
Certains ont avancé que l'inflation étant revenue à des niveaux faibles, point n'était besoin de rémunérer royalement de l'épargne de gagne-petit.
Mauvais esprit comme je suis, je verrais bien une autre explication:
Après avoir autorisé toutes les banques à proposer le Livret A - auparavant La Poste, le Crédit Mutuel et la Caisse d'Epargne pouvaient seuls le proposer - puis, après avoir limité le reversement de ces livrets à hauteur de 70% à la Caisse des Dépôts et Consignations, au lieu de 90% précédemment, il semblerait que les détenteurs du Livret A ne se soient pas précipités en masse sur les produits voisins, autrement alléchants, proposés par les banques.
L'épargnant, quand il le savait, ne détestait pas forcément l'idée que ses sous servent à financer le logement social, d'autant que beaucoup d'entre eux en bénéficient.
Pour pousser le détenteur de Livret A à passer du côté " des battants, des gagneurs, de ceux qui ont le goût d'entreprendre", à donner ses sous à un banquier qui les placera de façon autrement rentable (surtout pour lui) qu'en les confiant à la Caisse des Dépôts et en plaçant les minables 30% qui lui sont alloués sur les marchés financiers (rien ne leur servira jamais de leçon...) il ne restait qu'une chose à faire:
Laisser les banquiers proposer 6% d'intérêts en grands caractères (en petits caractères c'est "pendant six mois"), en même temps que le décret rabotait le Livret A.
Le Livret A était la hantise des banquiers depuis toujours: l'argent des petits épargnants non seulement lui échappait mais cet argent, insulte suprême, aidait des petites gens à se loger !
Heureusement pour ces banquiers, un aréopage brillant, composé d'un Ministre des Finances, élevé au bon lait de l'ultralibéralisme, secondé par un Ministre du Budget sorti de HEC et aidé d'une vieille réac à qui on a confié le Ministère du Logement - je ne cite pas de nom pour éviter d'être traîné en justice pour outrage par Mme lagarde, Mme Boutin et Mr Woerth- , est venu à bout de ce scandaleux avantage donné aux pauvres et autres fainéants: le logement social.

vendredi, 30 janvier 2009

J'ai eu peur...

En des temps pas si lointains, les choses étaient fermes, assurées, à leur place.
L'ordre naturel des choses était clairement assumé par tous.
Notre Bonaparte vient de briser sur l'autel de la politique politicienne les plus affirmées de nos valeurs: L'intelligence ne se trouvait que dans un cerveau blanc et masculin.
Malgré des incidents rarissimes comme Marie Curie ou Arété de Cyrène, la chose était solidement établie.
D'ailleurs on fit heureusement taire tous ceux qui auraient bien aimé caser leur maman dans le panthéon des beaux esprits.
Seulement voilà, l'appétit de pouvoir insatiable de notre Guide, mené par un instinct populiste très sûr, a chamboulé un équilibre déjà rendu précaire par Simone Weil et Elisabeth Badinter.

Désormais, Rama Yade est là pour en témoigner, le réceptacle sacré de l'intelligence, non seulement peut être féminin mais noir !

Heureusement, certaines contrées, à l'abri d'un modernisme décadent ont su résister à ces propagandes délétères.
D'ailleurs, cette photo est là pour le prouver.

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