samedi, 29 janvier 2022
Il faut bien faire son boulot…
Ce matin, je me suis mis à chantonner l’air de « La flûte enchantée » dit air de « La reine de la nuit ».
Puis, vous savez bien comme les pensées cheminent, je me suis dit « Mais pourquoi diable cet air de Mozart m’a-t-il traversé l’esprit ? »
Pris d’une illumination soudaine agrémenté de la sensation délicieuse que ça allait faire bondir la lumière de mes jours j’ai dit, à haute voix cette fois, « mais pourquoi ai-je cet air de « La flûte enchantée » dans la tête, ce matin ? »
Heure-Bleue m’a répondu « Je ne sais pas Minou… »
Je me suis tapé le front du plat de la main et me suis écrié « Mais bien sûr ! C’est la publicité du riz Taureau ailé ! »
J’ai gagné, ça l’agace depuis la deuxième fois que j’ai sorti cette ânerie digne d’un téléspectateur de CNews.
« Tu me permettras de ne pas sourire… » m’a dit d’un ton pincé la lumière de mes jours.
Je n’avais rien à vous dire aujourd’hui, alors je m’empresse de vous faire part de cette nouvelle d’importance.
Ah si ! Une information m’aurait fait rire si elle n’était le signe que dès qu’une grosse bêtise risque de se produire, l’humanité est partante pour une boucherie.
Notre ministre de la Défense, qui semble justement ne pas avoir une mémoire d’éléphant, a annoncé ce matin que, montrant son respect de ses engagements, face aux 750.000 soldats de la Russie, la France allait « envoyer d’ici peu quelques centaines de soldats en Roumanie. »
Prudente tout de même car si la Roumanie a une frontière commune avec l’Ukraine, entre la Roumanie et la Russie, il y a l’Ukraine, la Moldavie et la Mer Noire…
Histoire d’éviter quand même la désagréable impression d’envoyer une caissette de poulets vivants directement chez « Père Dodu »…
Heureusement il y a quand même ça :
J’ai oublié de vous dire que j’ai retrouvé et mis précieusement dans un carton ce disque.
C’est une pure merveille et en plus il n’est même pas abîmé par toutes les années qu’il a passées sous le diamant de mon « phonolecteur » comme on dit quand on évite d’utiliser « électrophone », cette charrue qui fait penser à Teppaz recreusant un sillon qu’il ne fallait surtout pas modifier…
10:05 | Commentaires (9)
vendredi, 28 janvier 2022
113ème devoir de Lakevio du Goût
18:44 | Commentaires (5)
On vit une époque formidable !
En mettant dans mon ordinateur un peu de l’ordre que je devrais plutôt mettre dans la maison, j’ai retrouvé une photo prise en 2019 lors d’une balade au Jardin du Luxembourg.
Une photo qui montre qu’on peut faire de sacrées trouvailles rien qu’à regarder par terre.
Vous vous rendez compte ?
Si vous êtes jeune, aux yeux d’un représentant des « chaussettes à clous », c’est déjà suspect.
Si en plus vous portez une guitare, bien que cinquante ans se soient écoulés, vous êtes illico catalogué « beatnik ».
Le pire des délits étant consommé si en plus vous poussez la chansonnette sans disposer des « ausweis » nécessaires aujourd’hui bien que depuis le 6 juin 1944, ils soient passés de mode…
Eh oui, on pouvait encore en 2019 « prendre une prune » pour avoir chanté sans autorisation dans le Jardin du Luxembourg !
Heureusement, le Sarcov-2 plus connu sous les nom de « Covid-19 » a remis de l’ordre dans le pays, lui évitant ainsi de sombrer de nouveau dans « la chienlit » qu’il connut en l’an de grâce 1968.
Il est loin le temps où on pouvait dire à haute voix « Soyez réalistes ! Demandez l’impossible ! »
Quant au célèbre « Jouir sans entrave », faut pas rêver !
Maintenant, c’est fini les effusions sans masque !
Même se toucher la main est prohibé.
Alors le reste, n’y pensons même pas…
On en est tout de même arrivé, alors qu’on nous rebat les oreilles de démocratie et de liberté à ramasser des papiers comme ça dans un jardin que je connais depuis que je suis tout petit.
10:23 | Commentaires (8)
jeudi, 27 janvier 2022
Le conte est bon !
Le monde ne cessera jamais de m’étonner…
Ce matin, que lis-je donc comme nouvelle « estourbissante » ?
Eh bien, lectrices chéries, du moins celles qui peuvent encore fabriquer des bébés et avoir des histoires à leur raconter, dites-vous que c’est râpé.
Il fut un temps où pour les prévenir des dangers qui guettent les filles et les garçons dès qu’ils sont assez grands pour marcher et échapper aux regards de leur maman et donc de faire des expériences risquées, on leur racontait des histoires.
Des histoires qui parfois leur faisaient peur.
Des histoires qui parfois les enchantaient.
Eh bien c’est fini ! F.I.N.I !!!
J’apprends donc ce matin, en ouvrant mon navigateur que Walt Disney a laissé tomber l’idée de faire de Blanche-Neige la femme de ménage de sept nains.
Non que l’idée d’exploiter Blanche-Neige les dérange, après tout, Blanche-Neige n’est qu’une femme et si elle n’est pas contente, elle n’a qu’à s’inscrire au « Women’s lib ».
Non, pas du tout…
C’est juste que dans l’esprit de certains, c’est très mal de voir des nains traités de la sorte.
Et non seulement ils sont mal traités, comme des Noirs dans les mines de kimberlite d’Afrique du sud, mais en plus ils chantent en revenant du boulot…
Bref, ces nains sont la honte des « personnes à la verticalité contrariée » !
Il est donc probable que Blanche-Neige apparaîtra bientôt à l’écran, occupée à lire « Le deuxième sexe » tandis que le lave-vaisselle tournera et qu’un robot aspirateur fera le tour de la grotte.
Pour fignoler le conte, il a été fait appel à des « membres de la communauté du nanisme » dans le but d’éviter les stéréotypes sur ces « petites personnes » qui au départ ne demandaient rien…
La lecture de ce tissu d’âneries m’a rappelé au détour d’une phrase mal construite qu’il y avait déjà eu un parfum de scandale à cause d’un « baiser non consenti ».
Ouaip, figurez vous que selon le mouvement adepte de la « cancel culture », ce salaud de Prince se serait en fait livré à une agression sexuelle sur Blanche-Neige endormie.
Si mes souvenirs sont exacts, Blanche-Neige avait été empoisonnée par sa belle-mère jalouse et s’était retrouvée en un coma profond.
Le Prince, la voyant si mignonne et au fait du sort funeste réservé à la belle posa ses lèvres sur celle de Blanche-Neige qui, trouvant ça plutôt sympa se réveilla, monta sur le destrier du Prince et lui enjoignit illico de la marier pour vérifier plus avant le goût de ses baisers.
Je retire de la lecture de ce joyau de la littérature « woke » qu’il serait bon que l’on vérifie de quoi il s’agit exactement en matière de contes.
Il est évidemment moins drôle de lire « Psychanalyse des contes de fées » de Bettelheim que hurler au scandale dès qu’on parle de nains, de baisers ou d’ogres.
Et ne parlons pas du mauvais sort qui atteint le loup dès qu’il bouffe une grand’mère ou une petite fille qui n’a pour se défendre qu’un pot de beurre.
Comme dans « Le dernier tango à Paris », la pauvre…
10:08 | Commentaires (16)
lundi, 24 janvier 2022
Devoir de Lakevio du Goût N°112.
Encore une toile de Marc Chalmé.
Est-ce un nième épisode de « L’assommoir », simplement le lever du jour devant un bistrot ou autre chose ?
Pendant que je me remets aux cartons avec la lumière de mes jours, j’espère que vous aurez une explication à nous donner lundi.
Je passerai en retard mais je passerai…
Elle m’a dit qu’elle reviendrait avant minuit.
Elle m’a embrassée et est partie à son rendez-vous.
Je n’ai pas su exactement de quoi il s’agissait, une vague histoire de petit rôle dans une pièce qui devait être donnée dans un de ces bistrots à la mode du côté de Belleville.
Je me suis couchée et ai ouvert le livre qui était posé de son côté.
J’ai souri en repensant à la première fois que je l’ai vue, il y a bien quinze ans…
J’ai reposé « Thérèse et Isabelle » à sa place, je le connaissais trop bien, je l’avais lu, l’avais vu au cinéma et surtout, avec elle, je l’avais vécu…
Ce soir, en revanche, j’étais inquiète.
J’étais sûre que quelque chose n’allait pas, ou allait mal tourner.
Pourtant, rien d’extraordinaire ne pouvait le laisser penser.
Elle allait avoir un rôle dans une pièce.
Elle allait en discuter dans un café connu avec le producteur et l’auteur.
D’accord, le quartier n’était pas des plus sûrs la nuit tombée mais tout de même, l’époque n’était plus aux « Apaches » qui dépouillent le bourgeois imprudent qui se promène la nuit.
Tout ça me tracasse…
Le froid m’a réveillée.
J’ai tâtonné autour de moi.
Personne contre moi, j’ai saisi mon téléphone, il indiquait trois heures.
Le jour ne se lèvera que dans plus de quatre heures et j’ai peur.
Je me suis habillée en hâte et ai appelé un taxi qui me conduira au café où elle a rendez-vous.
Il est encore ouvert.
Je n’ose pas entrer, il n’y a que peu de bruit à l’intérieur.
Il faut que je sache, elle aurait dû rentrer à la maison depuis des heures.
Quelques éclats de voix me poussent à entrer dans le café.
Trois policiers sont là qui interrogent le tenancier.
Tout ce que j’entends c’est « Ils sont entrés, passablement éméchés et dès qu’ils l’ont vue ont gueulé « Tiens ! Vlà la goudou ! Sale gouine ! » et ils l’ont frappée… »
Tout ce que je vois c’est elle.
Elle est allongée par terre, ton teint de rose pâle est devenu un blanc blafard.
Sa poitrine ne se soulève pas.
Ne me dites pas qu’elle est… Non !
Deux policiers me ramassent et m’asseyent tandis que le troisième appelle les pompiers.
L’un d’eux me prend la main et me dit « Non, elle n’est pas morte, rassurez-vous, elle est évanouie mais ça va aller… »
Il était gentil, il me comprenait, lui…
Mais où devons-nous aller vivre pour qu’on nous fiche la paix ?
09:36 | Commentaires (22)