samedi, 22 janvier 2022
Tu es poussière et tu retourneras poussière.
On lit de ces choses sur le Web, dès l’ouverture de son navigateur…
En ouvrant ce matin le mien, sur quoi tombé-je donc ?
« La phrase à ne jamais dire à un enterrement »
J’ai appris avec une certaine stupeur que certains pouvaient « raconter leur expérience personnelle de la mort ».
Oui, lectrices chéries !
Il s’en trouve pour expliquer « comment ils ont vécu la mort » !
Ce qui bat en brèche tout ce que j’avais appris sur le sujet.
On parlait bien d’un dénommé Lazare, « qui se serait réveillé d’entre les morts » pour poursuivre allègrement sa petite vie de Juif sous l’occupation romaine.
Bien entendu, en fils de la patrie de Descartes, j’ai douté.
D’autant qu’on avait essayé de m’enfumer avec un autre qui, lui aussi, après trois jours de décès aurait reparu en public pour bouffer de l’agneau…
Mais je dois avouer que ce « comment ils ont vécu la mort » m’a quelque peu estourbi.
Pour le rien du tout que je sais de la mort, faute d’expérience, quelque chose me dit que, comme toutes les premières fois, ce sera une première fois mais qu’en plus il est peu probable qu’il y ait de seconde fois…
Mais au moins, mon navigateur m’aura fait rire de bon cœur aujourd’hui.
C’est bien aussi…
16:14 | Commentaires (7)
vendredi, 21 janvier 2022
112ème devoir de Lakevio du Goût.
Encore une toile de Marc Chalmé.
Est-ce un nième épisode de « L’assommoir », simplement le lever du jour devant un bistrot ou autre chose ?
Pendant que je me remets aux cartons avec la lumière de mes jours, j’espère que vous aurez une explication à nous donner lundi.
Je passerai en retard mais je passerai…
09:33 | Commentaires (10)
mercredi, 19 janvier 2022
Migrants...
Nous en sommes à quarante et un cartons préparés entre lundi soir et mardi soir.
On recommence tout à l’heure.
On espère en faire dix-neuf.
Après on n’aura plus de cartons de livres.
On va devoir s’attaquer aux « grands cartons ».
Ceux des « petits bordels », de la vaisselle.
On va garder les outils pour le dernier jour.
Il n’a qu’une « bavure » à enduire sur un mur.
Et c’est aux derniers déménageurs qu’on la doit…
Si vous déménagez, évitez les déménageurs qui font appel au « recrutement de bistrot ».
Renseignez-vous soigneusement les sociétés auxquelles vous faites appel.
Ça vous évitera, comme ça nous est arrivé la dernière fois, d’avoir à racheter un four.
Four cassé par le déménageur, four de trois mois, acheté près de trois cents €uros.
« Remboursé », si l’on peut dire, cent vingt €uros après des jours de justifications inutiles, de factures présentées, etc.
Il n’est pas un meuble qui n’ait été abîmé.
Bref, nous avons cette fois fait appel à une entreprise à laquelle nous avions déjà fait appel et dont nous avions été satisfaits.
Elle semble être restée dans l’esprit où elle était.
Allez, assez bavardé !
Aux cartons !
11:28 | Commentaires (10)
lundi, 17 janvier 2022
Devoir de Lakevio du Goût N° 111
J’aime cette toile calme de Marc Chalmé.
Néanmoins…
Je me demande ce qui traverse l’esprit de ces deux enfants
Bah… On le saura lundi, vous aurez des idées j’en suis sûr…
***
Elle n’a rien dit quand j’ai posé le bras sur ses épaules.
Je ne pensais à rien de particulier.
C’est juste il n'y avait pas assez de place devant la fenêtre et on attendait que son frère revienne de l’étude.
Je l’attendais pour aller jouer au foot.
Mais là, avec mon bras sur ses épaules, je ne sais plus.
Je ne sais pas si j’ai encore envie de jouer au foot.
Je ne veux rien, juste que ça dure encore.
Elle ne dit rien, je ne sais pas quoi lui dire, ni même si je dois lui dire quelque chose.
***
J’étais devant la fenêtre à attendre mon frère quand il s’est mis à côté de moi.
Je me suis poussée pour qu’il puisse voir lui aussi.
Je ne me suis pas assez poussée alors il a mis son bras sur mon épaule pour avoir une place devant la vitre.
Ça me fait un effet bizarre, pas du tout comme quand mon frère passe son bras autour de mes épaules.
Sauf mon frère et mon père, jamais un autre garçon n’avait mis son bras sur mes épaules.
C’est la première fois que je ressens cette sensation.
Ça fait un peu comme si j’avais peur mais pas pour de vrai.
Je me sens un peu idiote avec mon doudou….
***
Pourvu qu’il soit en retard, je suis bien là, comme ça, mon bras sur ses épaules.
En réalité, je ne veux plus aller jouer au foot.
Je veux juste rester là, devant la fenêtre à regarder la rue avec elle, même si elle ne dit rien.
C’est drôle comme impression.
C’est la première fois que ça me fait ça.
C’est peut-être une maladie…
Ce que j’aimerais, c’est que tout s’arrête, là, comme ça.
Les gens dans la rue, les voitures et même les oiseaux.
Que plus rien ne bouge, que tout reste comme ça.
Toujours…
***
Je voudrais que mon frère n’arrive pas.
Plus encore, je voudrais que le temps s’arrête.
Peut-être qu’on meurt, à la fin, mais dans longtemps…
Je crois que je vais lâcher mon doudou et faire semblant de rien, j’aurais l’air plus maligne.
Si tout s’arrêtait là, je serais bien.
Je serais bien pour toujours avec son bras sur mes épaules.
Il me tient chaud juste bien, juste comme j’ai envie.
Pas trop chaud, pas froid, bien.
Je serais bien.
Pour toujours ce serait bien.
Oui, ce serait vraiment bien…
08:16 | Commentaires (39)
samedi, 15 janvier 2022
Dans le cœur de tout homme…
Les Américains sont vraiment très forts.
Ils savent donner corps à nos rêves !
La preuve ?
Un proverbe vieux comme le premier couple vient d’être amené au stade de vérité biologique !
Ce vieux dicton, à la fois regret féminin et souhait masculin devient réel.
Que de fois n’a-t-on entendu cette rengaine, emprunte d’un vague dégoût chez les unes, accompagnée d’un sourire approbateur chez les autres « Dans le cœur de tout homme il y a un cochon qui sommeille ! »
C’est chose faite désormais !
C’est à ça qu’on reconnaît l’efficacité et le pragmatisme du Nouveau Monde.
Nous autres, vieux Européens, soupirons.
Les Européennes rêvant d’un compagnon calme, bien élevé, délicat, sachant présenter son désir comme un cadeau attrayant plutôt qu’un pensum à accomplir par contrat.
Bref, d’un compagnon amoureux.
Les Européens rêvant d’une compagne agréable, dotée d’une caractère heureux, accueillant les propositions de galipette comme un entracte agréable.
Bref, plutôt « ardente au déduit » comme on disait en des temps plus lestes.
Les Américains, eux, ne s’embarrassent pas de ces billevesées !
Ils prennent un cochon, le bidouillent génétiquement et hop !
Ils remplacent directement le cœur de l’homme par le cœur de cochon.
Je me demande si leur esprit anglo-saxon, gauchi par cette « prédétermination » qui rebuterait l’esprit le mieux disposé ne se trompe pas.
S’il ne les fait pas confondre, dans leur soif de plaisirs divers au goût de péché car chez eux le plaisir est déjà un péché, à confondre l’amour et la charcuterie.
D’où sans doute leur prédisposition aux maladies cardiovasculaires plutôt qu’aux peines de cœur…
10:24 | Commentaires (8)