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vendredi, 06 septembre 2024

190ème devoir de Lakevio du Goût.

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À la demande générale d’au moins deux amateurs, voici de retour des « devoirs de Lakevio du Goût »
J’ai obtempéré aussitôt car habituellement, personne n’a besoin de moi alors imaginez un peu mon amour-propre d’un coup caressé dans le sens du poil.
Bref, « je biche »…
Ainsi, je propose à votre imagination de raconter une histoire qui vous serait inspirée par cette toile de Gustave Caillebotte.
J’espère que nous découvrirons ensemble vos histoires dès lundi matin.
Je suis sûr qu’elles seront savoureuses et sans aucun doute charmantes
C’est la rentrée, lectrices et lecteurs chéris !

dimanche, 01 septembre 2024

L’homme est un roseau pensant.

Sacré Blaise Pascal !
Souvent il n’est qu’un roseau qui ne pense pas vraiment…
Et je viens d’en avoir la preuve éclatante en allant chercher le pain.
Que je vous dise...
Eh bien voilà…
C’est le troisième été que nous passons dans notre nouveau chez nous.
Il est moderne.
Enfin… Il a un ascenseur.
Ascenseur à la fiabilité aléatoire mais il daigne assez souvent nous amener à notre étage pour que nous ne déménagions pas dans le mois.
Il a aussi une porte censément « automatique ».
Vous tapez les quatre caractères du code secret que tout le quartier connaît et la porte s’ouvre.
Là, les choses se passent moins bien.
Dès que le climat change, devient trop froid, trop chaud ou trop humide, vous avez beau taper le code, rien ne se passe.
Vous faites part de votre souci à la gardienne qui laisse la porte en « libre passage » et appelle la société censée l’entretenir.
Las… À peine mal réparée, il vous faut pousser avec une force herculéenne sur la porte après avoir tapé le code sinon vous dormez dehors.
Ou vous êtes reclus chez vous selon le côté de la porte où vous êtes quand vous voulez l’ouvrir.
Notre bailleur, toujours à l’affût de nouveautés inutiles et dispendieuses a décidé récemment non seulement de faire appel au service de maintenance mais aussi de faire mettre « à la norme » le système qui nous enferme dehors ou dedans.
« La norme » consiste à avoir le même système, c’est-à-dire imprévisible, mais qui cause et est « adapté à l’habitant en situation de handicap visuel ».
Ainsi chaque touche est lisible grâce à Mr Braille.
Elle change aussi de couleur en clignotant mais je ne sais pourquoi…
Ainsi, si l’habitant est aveugle le dispositif lui dit « La porte est ouverte ».
S’il est sourd il est comme vous et moi, condamné à constater que contrairement au discours du système, la porte n’est pas ouverte.
L’aveugle se trouve donc tout bête face à une porte qui lui dit être ouverte mais ne l’est pas.
Il lui faut en outre savoir où pousser pour que la porte daigne s’entrouvrir peut-être.
Je constate donc chaque jour que le bailleur engage des frais importants pour installer un système censé faciliter la vie du « locataire en situation de handicap » au lieu d’assurer le fonctionnement d’une porte qui permettrait à tous, valide ou bancal, d’entrer et de sortir à son gré…
Il en va ainsi comme de nos conditions de vie.
On fait des annonces, on dépense beaucoup d’argent dans des projets qui se révèlent plus dispendieux qu’utiles et laissent de côté l’aspect trivial qu’est la possibilité de sortir de chez soi.
Je me demande si notre bailleur n’est pas plus doué pour dépenser que pour maintenir en état de fonctionnement des dispositifs fondés sur des principes physiques connus depuis deux siècles.
À moins que, comme souvent il confonde « le moins disant » et « le mieux disant » partant du principe que « Le plus cher n’est pas le meilleur donc le moins cher ça ira bien… »
Le genre de raisonnement qui fait que les avions tombent parce que la sécurité c’est bien beau mais ça coûte…

lundi, 26 août 2024

Aujourd'hui, rien...

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Hier nous avons remonté l’avenue Niel jusqu’à l’avenue des Ternes.
Tranquillement.
À pied.
D’un pas de sénateur.
Nous avons vu le Paris habituel du mois d’août, silencieux, quasiment inhabité.
Cette avenue qui aboutit à l’avenue Mac Mahon, celle qui arrive à la place de l’Étoile, était déserte.
Seule une voiture qui s’était probablement trompée de mois remontait l’avenue prudemment, se demandait si elle avait changé de monde.
Puis, j’ai été surpris par une passante qui promenait deux chiens.
Je me suis dit qu’il en allait avec les chiens comme il en va avec les époux.
On dirait que, le temps passant, une ressemblance s’établit entre la maîtresse et le mec.
Ou les chiens…
Là, c’est le mimétisme entre la maîtresse et les chiens qui nous a frappés, Heure-Bleue et moi.
La dame, équipée de ce que j’appellerais « des mollets de corbeau de course », était accompagnée de deux « mini clébards » équipés des mêmes jambes – j’allais écrire « pattes ».
L’effet était frappant !
Si les trois marchaient de la même façon, dépliants gracieusement des pattes de « faucheux », nous nous demandions qui avait muté de la sorte.
La dame ou les chiens ?
Je soupçonne, au vu de la passivité avec laquelle la dame se pliait aux souhaits des chiens en matière d’arrêt et de direction de la marche que les bestioles avaient pris le pas sur la mal nommée « maîtresse ».
Nous avons fini par arriver à la Fnac où nous avons refait notre stock de livres.
Nous avons passé ensuite un moment à les ranger d’une façon qui m’a rappelé la discothèque du « Potache » de Goscinny selon la méthode bien connue « Livres à lire, livre non lus, livre à rendre, livres non rendus ».
Nous sommes tranquilles jusqu’au mois prochain dont nous consacrerons les premiers jours à choisir quel livre lire.
Un livre de la pile des livres achetés précédemment ou commencer à taper dans la pile de nos achats d’hier.
En attendant, cet après-midi nous retournons acheter du pain dans la boulangerie de l’angle de l’avenue Trudaine et de la rue Turgot.
C’est le meilleur pain que nous avons trouvé en attendant la réouverture de celle où nous l’achetons rue de Lévis.
Nous voyageons finalement beaucoup grâce à la diversité des pains.
Et c’est la seule façon que nous avons trouvée pour marcher chaque jour entre un kilomètre et demi et trois kilomètres.

samedi, 24 août 2024

Jeux de dupes

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Vendredi nous avions rendez-vous avec une blogueuse amie au square d’Anvers avec l’idée de boire un café puis d’aller sur ce petit marché installé le long du square.
La marque des ans est évidente sur ce quartier.
Le lycée qui s’est échiné à me mettre dans la tête des choses qui s’en sont enfuies, est habillé de filets sur toutes ses faces.
Ce monument dédié au savoir date de 1821 et jusqu’il y a quelques années en assez bon état est quasiment en ruines.
Éviter qu’un moellon de cinquante kilos de pierre de taille ne tue un passant était assez avisé…
Vendredi, je fus donc scandalisé en passant devant « mon » lycée.
Le voir dans cet état de délabrement m’a fendu le cœur et m’a fait douter de la jugeote de ceux à qui nous confions imprudemment nos impôts.
Le souvenir des Jeux Olympiques m’a cruellement rappelé que l’on a trouvé un milliard et demi d’€uros pour permettre à une poignée de sportifs de nager dans la Seine.
Notre « État en faillite » selon le mot de notre ministre des Finances est perpétuellement à la recherche d’économies qu’il ne trouve apparemment que dans la poche des moins lotis…
Je me demande alors comment en dix ans à peu près, cet État qui n’a pas été fichu de trouver quelques dizaines de millions d’€uros pour garder en bon état ses lycées a trouvé les neuf milliards qui ont financé notre « parenthèse enchantée » selon les mots des media.
La Corée du Nord, état qui s’embarrasse peu de principes désuets comme les libertés publiques, le respect de la vie et autres billevesées règle de façon expéditive les problèmes domestiques.
Combien d’entraîneurs d’équipes sportives ont été exécutés après la défaite de leur équipe dans une compétition internationale.
Je frémis à l’idée de ce qui attendrait notre ministre des Finances si notre pratique était la même…
Ah... Le square lui aussi a changé, c’est devenu un jardin à « herbes folles » alors qu’avant, les « herbes folles », c’était nous....

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vendredi, 23 août 2024

On n’est jamais trahi que par les chiens…

Ouais… Bon… Mais je n’allais pas rater un mauvais jeu de mots, hein ?
La note d’Adrienne ce matin m’a rappelé un épisode canin
Il y a longtemps, nous avons habité Chatou.
Un appartement avec une vue magnifique sur la Seine et sur l’île dite « Île des impressionnistes ».
L’endroit était certes agréable, une sorte de « ghetto pour opulents ».
Hélas, près de chez nous une maison était plus habitée par des chiens que par leur maîtresse car il s’agissait d’une maîtresse.
Ces chiens était apparemment seuls trop souvent à leur goût.
Ils nous pourrissaient donc les nuits et me poussaient à penser que les abandonner au bord d’une route n’était pas si idiot comme idée…
La lumière de mes jours pestait régulièrement après ceux de la maison voisine.
Un jour suivit une nuit pire que les précédentes.
Elle eut une idée qu’elle mit en pratique le jour même.
Partant vers la librairie, elle s’arrêta devant la maison où habitait ce fichu clébard.
Elle sonna, sonna, sonna... jusqu’à ce qu’une femme demande d’une voix ensommeillée « Oui… Qui est-ce ? »
La lumière de mes jours répondit, assez vivement j’en suis sûr « C’est votre voisine, celle que vos chiens empêchent de dormir. »
La porte s’ouvrit sur une femme d’assez mauvaise humeur et mécontente d’être sortie du lit avant midi et après une nuit trop courte.
La femme de ma vie lui asséna alors « Vos chiens m’empêchent de dormir la nuit ? Eh bien je sonnerai chez vous tous les matins jusqu’à ce que vos chiens cessent d’aboyer la nuit ! »
La dame, qui avait un nom de papesse de la mode, fut donc réveillée chaque matin, se précipitait pour voir Heure-Bleue s’éloigner vers sa librairie.
Cette dame se rendit enfin compte que le bon vieux temps de la féodalité s’était évanoui et se débrouilla je ne sais comment pour faire taire ses chiens.
Chatou était redevenu calme.
Très calme.
Trop calme pour nous même si, d’après un ami New-Yorkais venu à la maison admira de notre balcon ce qu’il appelait « A million dollars view ».
Quelques temps plus tard on organisa un vote à la maison.
Un score soviétique fut obtenu : 100% des suffrages réclamèrent un retour à Paris.
L’Ours et sa mère trouvèrent rapidement un appartement.
Nous avons donc, poussés par un chien, déménagé pour la énième fois…