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mardi, 03 juin 2025

Au bonheur des drames…

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Avant-hier on a eu des moments agités dans le quartier.
Nous avons appris incidemment que le PSG avait vaincu l’Inter de Milan par le « score de 5 : 0 ».
Ce dont évidemment nous n’avions rien à faire sinon que nous aurions préféré ne pas être sortis de notre bouquin par une clameur qui nous a faire craindre un moment qu’était arrivé ce fameux « Grand Soir » dont nous parlait le Parti Communiste Français il y a quelques décennies…
S’ensuivirent des explosions et des bruits de sirènes qui n’avaient rien à voir avec Andersen.
Le lendemain, dès le matin, nous fûmes replongés dans cette atmosphère d’émeute qui fut accentuée par un reportage où j’entendis d’abord une voix d’homme éraillée hurler « On a gagnééééé ! ».
Immédiatement dans la foule une voix de fille, manifestement « supporter de l’Inter de Milan » hurla ce « Va f’enculo » qui rend célèbre tout le foot italien.
On a bien dormi la nuit suivante, nouvelle qui, j’en suis sûr vous ravit…
Hier, on a constaté les dégâts des déclarations du Ministère de l’Intérieur sur « La Sécurité ».
Au square des Batignolles, qui eut l’heur de voir grandir Merveille, il y a une petite rivière artificielle qui abritait jusqu’il y a peu des poissons et où jouent toujours des canards et de poules d’eau sous l’œil indifférent de quelques oies qui flemmardent sur la pelouse.
Eh bien, cette maladie de « La Sécurité » qui pousse des enfants de cinq ans à porter un casque, des genouillères et des coudières pour faire de la trottinette à trois roues a poussé les autorités municipales à faire quelque chose issu d’un cerveau malade.
La petite rivière artificielle qui remplit la mare centrale du square traversait une allée.
L’allée de ciment était donc traversée par de tous petits canaux
Ces petits canaux n’avaient jamais noyé que de petits pieds d’enfants, pas un pied d’adulte n’aurait pu s’y coincer.
Hélas, un talon aiguille chaussant un pied de VIP a dû y rester car la mairie a immédiatement fait obturer ces canaux par des plaques pour éviter que le drame ne se reproduise…
C’est à ça qu’on voit l’importance très relative du bonheur des enfants comparé à un talon aiguille d’escarpin de dignitaire…

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dimanche, 01 juin 2025

Pourquoi combattre la fin dans le monde ?

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Il y a trois jours nous sommes allés nous promener à Montmartre.
Évidemment, comme chaque fois que nous y passons, et c’est fréquent, nous nous disons « Mais qu’on a été bêtes de déménager ! »
Hélas, le mal est fait…
Nous avons gagné quelques mètres carrés d’une utilité peu évidente et des travaux dont le peu de soin apporté à leur réalisation nous ont rendus sérieusement malades.
Heure-Bleue sérieusement à cause de sa complexion d’allergique à tout, voire à moi par moment.
Votre Goût-des-autres préféré très sérieusement à cause d’un système respiratoire gravement esquinté par des années imbéciles de clopes.
Ces travaux nous mènent maintenant à fuir notre appartement dès que le temps le permet pour aller dans notre ancien quartier.
Enfin... Le dernier de nos anciens quartiers.
Et où allons-nous ?
Ce jour-là, comme il nous arrive parfois nous remontons tranquillement la rue Caulaincourt et nous arrêtons au café « Le rêve » pour boire un café en regardant la place Constantin Pecqueur.
Nous rêvassons un moment à la terrasse puis nous nous levons, traversons la rue pour entrer dans le cimetière Saint Vincent.
C’est un cimetière si calme dont les allées sont plantées d’arbres, de plantes et de fleurs diverses.
Sans doute pour que les morts ne s’ennuient pas car, mine de rien la mort, c’est long…
Ce cimetière est agréable car abrité du vent, un mur l’empêche d’être envahi par les touristes qui débordent de la rue Sain Vincent, là où un poète et une inconnue s’aimèrent l’espace d’un instant mais il ne l’a jamais revue.
Un autre le protège de la rue des Saules, cette rue que Rose qui était belle et sentait bon la fleur nouvelle empruntait pour rentrer chez elle…
Des deux autres côtés, deux pâtés de maisons finissent d'abriter le cimetière
Malgré tous ces obstacles apparents, on peut et il faut regarder partout, en haut, en bas, autour de soi pour comprendre pourquoi il y une liste d’attente, digne d’un dermatologue en province pour y passer le reste de sa mort.
On y croise Mr Utrillo, Marcel Aymé, Arthur Honegger et, une tombe plus dédiée aux chats qu’à son occupant Théophile Steinlen.
Bref, ce cimetière vous donnerait presque envie de mourir…

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Et chaque fois qu’on y passe un moment, les mêmes chansons me reviennent à l’esprit, d’Aristide Bruant à Cora Vaucaire ou Patachou en passant par Montand.
Je me demande si le coin le plus chouette du monde n’est celui qu’on a le plus arpenté quand on était un enfant plutôt heureux…

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dimanche, 25 mai 2025

L’Homme ne vit pas que de pain

Beaucoup de vain, aussi… Ouais, je sais, moi aussi j’ai honte…

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Valentina Gomez candidate dans le Missouri, brûle des livres aux lance-flammes qu’elle juge trop progressistes ©Radio France - via France Info

Le commentaire de Célestine à ma dernière note pose une question intéressante.
Comme toutes les questions en apparence simples si on commence à y réfléchir un poil, on a fini de dormir jusqu’au mois de décembre 2038…
Sa remarque engendre dès sa lecture un tas de questions !
Célestine me demande « Ce qui serait intéressant, c'est de savoir, sur les cent soixante millions de livres, lesquels sont vraiment essentiels à la pérennité de la culture humaine... »

Immédiatement, en expert du coupage de cheveu en quatre dans le sens de la longueur, je me suis demandé :
Mais qui va faire le tri ?
En fonction de quels critères ?
Religieux ?
Scientifiques ?
Philosophiques ?
Politiques ?
Artistiques ?
Tous à leur manière concourent à la connaissance du monde qui nous entoure (et accessoirement nous fait vivre...)
Tous devraient nous amener à réfléchir sur la façon de préserver ce monde plutôt que s’user l’intellect à l’exploiter sans tenir compte des dégâts que cette exploitation cause…
Alors Célestine ?
Tu votes pour quoi et tu élimines quoi ?
En connaissance de cause, s’entend…
Les remarques simples engendrent des questions aussi simples mais qui ont souvent des réponses fort compliquées.
Quand elles ont des réponses…


jeudi, 22 mai 2025

The bug…

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Hier soir, je me demandais combien d’œuvres littéraires ou autres ont été écrites et sont disponibles dans le monde aujourd’hui.
Eh bien, il y aurait dans le monde environ cent soixante millions de bouquins différents traitant de tous les sujets.
Poussé par la curiosité, n’ayant aucune idée du nombre de caractères utilisés dans une bibliothèque abritant cent soixante millions de livres, je me suis fié à la moyenne d’une œuvre connue en prenant comme nombre de caractères de la moyenne des livres le quart des caractères de la Bible censée en compter cinq millions.
À raison d’un bouquin contenant en moyenne un million deux cent cinquante mille caractères, je me suis demandé combien de disques SSD de 2025 seraient nécessaires pour stocker la littérature mondiale, religieuse, littéraire, artistique ou scientifique.
Les cent soixante millions de livres représentent avec leur un million deux cent cinquante mille caractères par livre, un total de deux cents mille milliards d’octets
On trouve aujourd’hui des disques SSD de cent téraoctets.
Il suffirait de deux disques de cent téraoctets pour stocker la totalité des œuvres écrites dans le monde.
Hélas, la première panne d’énergie ferait perdre d’un coup tous les souvenirs de l’humanité.
Le livre, avec ses caractères, son encombrement et parfois son poids sont bien plus fiables que les merveilles électroniques.
On sait encore tirer l’information d’un texte cunéiforme écrit sur un caillou il y a cinquante ou soixante siècles.
Il suffit de disposer du caillou et de la culture nécessaire.
Essayez donc de lire les mêmes informations sur un CD ou un DVD sans un mécanisme qui le lit et le traduit à votre place et sans électricité…
On devrait peut-être réfléchir plus sérieusement à la conservation pérenne de l’information plutôt qu’à la façon de la stocker la plus concentrée possible.
Un cervelle, et l’écriture me semblent plus efficaces à long terme.
Et je m’aperçois à écrire cette note que, sans le vouloir, j’ai pensé la même chose qu’Enki Bilal dans « BUG » que je n’ai pas lu mais dont j’ai entendu le nom dans le poste et dont je viens de lire de quoi que ça cause sur Wikipedia……

lundi, 19 mai 2025

Il n’a Dieu que pour ses saints…

Ouais… Je sais, mais c’est lundi…

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Adrienne m’a, une fois de plus, donné le sujet de ma note.
Comme souvent, sa note pose des questions.
Parfois ces questions me poussent à m’en poser d’autres comme « mais quand et où diable ai-je appris la réponse à cette question ? »
Pour la pierre de Rosette, je sais bien qu’elle permit à Champollion de traduire les hiéroglyphes à partir de la face écrite en grec et en égyptien ancien, je l’ai appris au lycée.
Je dois avouer ma grande ignorance pour ce qui est de la royauté au Congo au XVIème siècle.
Mais pour la « pilule » je sais !
Je le sais parce que j’ai fait quelque chose qui m’était défendu.
Ma grande sœur avait acheté en douce un bouquin à une époque où elle s’intéressait à la chose alors que je ne pensais encore que « ça » ne servait qu’à faire pipi.
Elle a donc acheté en catimini et, connaissant mes parents, grâce à un financement resté obscur, un livre qui expliquait tout ce que risquait une fille si elle échangeait avec un garçon autre chose que des mots ou des sentiments.
Elle a évidemment planqué le bouquin mais vous savez bien que si on laisse des enfants seuls à la maison, ils fouinent partout.
Un jeudi, je suis donc tombé sur « le » bouquin.
Il y avait des images qui ne m’intéressaient pas vraiment car, pour avoir assisté à la toilette que ma mère nous faisait depuis longtemps, je savais bien que mes sœurs ne disposaient du même équipement que moi mais que ça servait à faire pipi.
Mais c’est en feuilletant le bouquin, que j’ai lu qu’il y avait d’autres méthodes que la ségrégation ou « le condom », dont je ne savais même pas ce que c’était, pour ne pas avoir d’enfant.
À cette époque lointaine, bien que j’eusse déjà ouï quelques informations, je n’étais même pas sûr que cette histoire de choux et de roses était fausse.
Et là je lus que le « Dr Pincus inventa la pilule anticonceptionnelle » en 1956 grâce à un savant mélange d’hormones et que cette pilule était interdite en France mais qu’on pouvait néanmoins se la procurer en usant de méthodes au prix exorbitant et totalement illégales.
Et voilà comment j’ai appris la réponse à une des questions posées par Adrienne aujourd’hui…