mardi, 02 février 2021
Help !!!
Bon, en même temps je prends de l’avance sur mercredi, jour des gosses, mon jour préféré, celui dédié aux choses bien plus sérieuses que les histoires de « grandes personnes ».
Cela dit, lectrices chéries, je suis inquiet.
Je ne sais plus quoi vous dire.
Et ça ne date pas d’hier.
De fait, depuis le début du confinement j’ai du mal à aligner deux phrases.
Un doute m’habite – pas de remarques graveleuses, je vous prie -.
Les décombres de ce qui reste de mon esprit pénétrant me disent que j’ai perdu l’essentiel de ce côté primesautier qui faisait mon charme.
Cet humour dévastateur qui m’avait contraint à acheter une batte de base-ball pour chasser les filles, rendues folles par tant d’esprit dans un corps de rêve.
J’ai dû, depuis le début de cette néfaste pandémie, envoyer un mail de consolation à Georges Clooney.
Le prévenir qu’il pouvait renoncer à son « charity business » et reprendre sa carrière de séducteur que j’avais mise à mal.
Je dois vous avouer aujourd’hui que mes pièces manquantes et mon cerveau ramolli m’empêchent de vous régaler avec la régularité horlogère qui faisait votre joie et vous occasionnait parfois ce petit pincement au cœur qui s’appelle l’envie.
Je me dois de dire aux foules jadis enthousiastes qu’une seule chose désormais me comblerait.
Je voudrais que vous me plaigniez !
Toutes et tous !
Enfin surtout toutes…
Vous savez depuis longtemps mon goût pour la gent féminine.
J’aimerais donc aujourd’hui que vous toutes, archétypes des toutes ces femmes vous vous y mettiez.
Oui vous !
Vous toutes que j’ai encensées, complimentées, félicitées, défendues, appréciées et surtout aimées, secouez enfin la torpeur qui m’envahit depuis le mois de mars précédent.
Et plaignez moi à grands cris !
Mais si, vous savez bien, comme les pleureuses de la Bible.
Aaahhh, comme j’aimerais que vous fissiez à mon égard preuve de la dévotion indûment vouée à des gens sous des prétextes fallacieux, genre « Ouais il a sauvé le pays ! », « Ouais mais il a aidé les plus malheureux ! » ou « Il a sauvé des vies au péril de la sienne ! »
Pas ça, des trucs sérieux quoi.
Genre mon rhume…
Honnêtement, si les gens faisaient attention, on n’aurait pas besoin de les sauver des situations impossibles dans lesquelles ils se fourrent !
Tandis que moi, qui vous aime et tout, franchement, je le mérite !
Alors au boulot lectrices chéries !
Aimez-moi ! Merde quoââ !
Bon, il fallait bien que j’écrive une page, question de discipline...
12:12 | Commentaires (9)
lundi, 01 février 2021
Devoir de Lakevio du Goût N° 66
Mais qu’est-ce qui a bien pu surprendre cet homme, l’affoler au point qu’on le pense fou ?
Vous avez certainement une idée.
On en saura sans doute plus lundi…
Quand je l’ai vue comme ça, je n’ai pas pu résister.
Pas plus qu’elle…
Puis j’ai pris mes pinceaux et ma palette pour immortaliser cet être et ce moment extraordinaires.
Tout ce par quoi tout commence.
Après avoir posé mes pinceaux, j’ai regardé.
L’original d’abord, puis ce que j’en avais fait sur la toile.
Alors je l’ai appelé « L’Origine du Monde »…
Ça m’a paru traduire parfaitement ma pensée.
07:50 | Commentaires (42)
dimanche, 31 janvier 2021
(Encore) un jour de pluie...
Je vous le dis : J’aime l’immuabilité du monde.
Son immobilisme a quelque chose d’agaçant, certes, mais de rassurant.
Pourquoi donc, d’un coup, cette ode à l’inévitable ronron ?
Que je vous dise, lectrices chéries…
Hier, je me suis lavé les cheveux puis, ma toilette faite, j’ai lavé les cheveux de la lumière de mes jours.
Une fois « tout beau, tout propre comme un sou neuf » comme disait ma daronne – je sais que ça ne se dit plus et que ça fait « vieux qui veut faire jeune » mais j’aime faire semblant de m’encanailler – nous avons attendu pour aller faire quelques courses.
Qu’avons-nous donc attendu ?
L’heure adéquate, d’abord, celle qui fait qu’il est assez tôt pour qu’il n’y ait pas foule dans les boutiques ni queue soviétique sur le trottoir devant icelles.
Puis cette heure doit être assez tardive pour que la fournée du boulanger soit fraîchement – si l’on peut dire – sortie du four.
Quel rapport avec l’immuabilité du monde ? Vous demandez-vous en ajoutant in petto « mais où diable veut-il en venir ? »
Eh bien, comme il se doit dès qu’on a les cheveux lavés du jour, à peine secs et soyeux comme du duvet de bébé, il nous suffit de mettre un pied dehors pour qu’il pleuve.
Et pas n’importe où, s’il vous plaît !
Il y a toujours le « petit quelque chose » qui fait que ça se gâte.
Soit il « pleuviote » comme dit Heure-Bleue, dès la sortie de l’immeuble et nous avançons car nous pensons que ce n’est pas si terrible.
Ça, c’est quand le sort est farceur car c’est en sortant de la dernière boutique que « ça tombe comme à Gravelotte ».
Sinon, le sort, qui n’est plus farceur mais vicieux, fait qu’à une distance précise, tombe l’averse copieuse, celle qui fait que continuer ou retourner hâtivement à la maison n’empêchera pas l’ondée de nous tremper.
Dans tous les cas, le résultat est le même.
Nos cheveux, fraîchement lavés, secs et soyeux, se transforment – surtout les miens, allez savoir pourquoi – en un amas graisseux, « pendouillant » lamentablement qui nous obligera à refaire le lendemain ce que nous avions fait le jour même…
Vous voyez bien, lectrices chéries, qu’on peut ne pas parler que de la pluie et du beau temps.
On peut aussi parler de la pluie et du mauvais temps.
Ça nous change du confinement, non ?
09:57 | Commentaires (9)
vendredi, 29 janvier 2021
66ème Devoir de Lakevio du Goût.
10:01 | Commentaires (13)
jeudi, 28 janvier 2021
Entre deux zoos…
J’ai reposé ce bouquin parce que nous nous sommes lancés dans une véritable Odyssée !
Oui ! On est sorti hier !
C’était chouette car la température était clémente.
En passant devant la gare Saint Lazare, c’était désolant.
Peu de monde, que des voitures tournant au ralenti, à l’arrêt rue de la Pépinière.
Personne devant la gare.
Je me suis fait honte en pensant « c’était mieux avant »…
C’était surtout que le temps où l’agent de police qui faisait « planton » devant la gare vers six heures du soir n’avait pas intérêt à se laisser distraire.
Une seconde d’inattention et, hop ! Emporté par la foule, il finissait à Colombes comme de le dire…
La lumière de mes jours m’a offert un pull, un chouette col-roulé en cachemire !
En plus il y a eu distraction devant les portes.
C’était super chouette ! Il se passait enfin quelque chose !
Une dame essayait d’expliquer de façon convaincante à un vigile méfiant qu’elle n’était pour rien dans la différence entre le contenu de son sac et le ticket de caisse qu’elle brandissait.
Un ticket d'une brièveté confondante.
Surtout comparé au contenu du sac !
On eut dit le mien quand le Ministère de la Défense m'avait convié pour trois jours.
Ma mère m’avait préparé un sac de marin !
Un truc énorme, plein comme si je partais au Vietnam pour huit ans au moins...
Bref...
Comme il nous fallait bien faire notre marche quotidienne, j’ai accompagné Heure-Bleue qui voulait un bouquin.
Évidemment, elle en a pris deux.
Des fois que…
Bon, en réalité, inquiétés par les tergiversations des ministres, du gamin qui fait office de porte-parole et encore plus par le silence de Jupiter, nous avons profité du sursis probablement bref accordé du bout des lèvres gouvernementales pour nous promener.
Le retour en bus nous a apporté la preuve de l’incommensurable bêtise de certains…
Nous nous sommes cantonnés à un silence prudent car nous ne sommes jamais sûrs de ne pas faire partie de cette regrettable catégorie.
Finalement, nous sommes revenus car la vitesse à laquelle le temps passe à fait qu’une fois de plus nous avons échappé de peu à une contravention pour non respect du couvre-feu.
Mais c’était quand même bien…
09:17 | Commentaires (7)






